Robert Vertenueil après le rejet de l’AIP: «La FGTB dit ce qu’elle a à dire, que ça plaise ou non aux politiques»

© Bruno Dalimonte
© Bruno Dalimonte

Le comité fédéral de la FGTB a rejeté mardi, à 56 % des voix, le projet d’accord interprofessionnel (AIP) 2019-2020. Auparavant, les deux autres syndicats, à savoir la CSC et la CGSLB, avaient donné leur feu vert.

Le gouvernement rencontre ce mercredi le Groupe des 10, qui réunit syndicats et patrons. La FEB et la CSC ont déjà exprimé leur souhait que le gouvernement applique l’AIP même si la FGTB n’est pas d’accord.

« Le gouvernement confirmera qu’il ne veut pas entendre la voix de ceux qui expliquent qu’il n’y a pas suffisamment de pouvoir d’achat », a affirmé Robert Vertenueil, président du syndicat socialiste au micro de Bel RTL. A propos du désaccart entre syndicat, il affirme : « Vous savez, indépendamment de l’accord, par rapport au pouvoir d’achat et à la loi de 1996 (qui limite l’augmentation des salaires), il n’y a pas un papier à cigarette entre les trois organisations syndicales ».

Le syndicat prépare-t-il les élections sociales ? Fait-il de la politique ? « Vous savez, quand on veut critiquer, on peut toujours critiquer. Moi, je ne me permets pas de juger ce que les autres syndicats font. J’ai du respect pour eux et ils en ont pour moi. Pour ce qui concerne la question politique, j’entends à longueur d’année que nous serions le bras du PS, ou du PTB. Mais notre organisation syndicale est indépendante, elle dit ce qu’elle a à dire, que ça plaise ou non aux politiques ».

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Face au vote des députés, Boris Johnson a renvoyé la patate chaude aux Européens.

    Brexit: suite au prochain épisode…

  2. Pour l’heure, entre syndicats et patrons du secteur, la confiance est au plus bas. En attendant le personnel continue de trinquer.

    Pourquoi les blouses blanches arrêtent le travail ce jeudi

  3. Vladimi Poutine accueillant son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, mardi à Sotchi
: «
La situation dans la région est très grave
» a rappelé le président russe.

    Poutine et Erdogan s’accordent pour renforcer la présence russe en Syrie

La chronique
  • CD&V: Blanche-Neige et les Sept Nains

    Le CD&V est en grand désarroi. La preuve : pour succéder à Wouter Beke, l’ancien président des démocrates-chrétiens flamands, déjà sept candidats se sont présentés. La plupart d’entre eux sont bourgmestres.

    Ce n’est pas par hasard si le CD&V est toujours le plus grand parti au niveau local, avec plus de 120 bourgmestres sur 300 communes flamandes. Quelques candidats se singularisent : il y a par exemple le président des jeunes démocrates-chrétiens, Sammy Mahdi, toujours accompagné de son chien Pamuk. Ou il y a l’unique femme parmi eux, Katrien Partyka, la bourgmestre de Tirlemont, où le CD&V est devenu en 2014, pour la première fois dans l’histoire de la ville, le plus grand parti. Ou encore, il y a l’acteur bien connu parmi les sept : Walter De Donder, bourgmestre d’Affligem, qui gagne sa vie en jouant le rôle du lutin Plop dans la série pour enfants Le Lutin Plop. Et puis, il y avait les deux candidatures annoncées, celle de Pieter De Crem et celle d’Hendrik Bogaert, bien connus et plutôt à droite, mais qui in fine se sont abstenus....

    Lire la suite

  • Patients et soignants méritent mieux que cela

    Pour les uns – les patrons – il n’y a là rien d’autre qu’une espèce de paranoïa syndicale. Pour les autres – les syndicats – l’accord du non-marchand de 2017 a valeur exclusive d’avancée sociale à l’avantage du personnel. Entre les deux camps, la ministre en affaires courantes de la Santé publique compte les coups. Elle penche même, une fois n’est pas coutume, en faveur des travailleurs, assurant qu’infirmiers, sages-femmes, kinés, logopèdes, diététiciens – « tout le personnel soignant » en fait – doivent « recevoir la...

    Lire la suite