L’Union européenne ne doit pas «trahir» les Britanniques anti-Brexit, dit Donald Tusk

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Le président du Conseil européen Donald Tusk a appelé mercredi les eurodéputés à ne pas «  trahir » les Britanniques qui souhaitent rester dans l’UE en refusant la participation du Royaume-Uni aux élections européennes fin mai, si la date du Brexit était repoussée de plusieurs semaines. «  Nous devrions être ouverts à une longue prolongation si le Royaume-Uni souhaite repenser sa stratégie sur le Brexit, ce qui signifie bien sûr la participation du Royaume-Uni aux élections », a-t-il plaidé à Strasbourg devant le Parlement européen réuni en session plénière.«  On a entendu des voix dirent que ce serait dommageable ou gênant pour certains d’entre vous. Permettez-moi d’être clair : une telle pensée est inacceptable », a-t-il poursuivi.

Des centaines de milliers de personnes ont défilé samedi à Londres pour réclamer un nouveau référendum sur le Brexit. «  Vous ne pouvez pas trahir les six millions de personnes qui ont signé la pétition de révocation de l’article 50 (qui organise la sortie d’un Etat de l’UE, ndlr), le million de personnes qui a défilé pour un vote populaire ou la majorité croissante des gens qui veulent rester dans l’Union européenne », a-t-il fait valoir.

« Ils sont Européens »

Les Britanniques opposés au Brexit «  peuvent avoir le sentiment de ne pas être suffisamment représentés par le parlement britannique, mais ils doivent avoir le sentiment d’être représentés par vous dans cette assemblée, parce qu’ils sont Européens », a encore insisté Donald Tusk.

A l’issue d’un sommet européen la semaine passée, les 27 ont laissé le choix à la dirigeante britannique : soit l’accord est voté et le report du Brexit --initialement prévu le 29 mars-- sera de courte durée, jusqu’au 22 mai. Soit l’accord est rejeté, et Londres aura jusqu’au 12 avril pour présenter une alternative et demander un nouveau report, qui impliquerait la tenue d’élections européennes fin mai dans le pays. Sinon, ce serait une sortie sans accord.

Les députés britanniques se saisissent mercredi de l’agenda du Brexit en votant sur une série d’alternatives à l’accord de sortie de l’Union européenne négocié avec l’UE, que la première ministre britannique Theresa May espère cependant toujours faire passer.

 
 
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