La Flandre fait barrage à organiser la COP26: «C’est la N-VA qui bloque», dénonce Jean-Luc Crucke

Jean-Luc Crucke © Photo News
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Le comité de concertation entre le gouvernement fédéral et les gouvernements des entités fédérées a décidé mercredi de faire procéder à une étude sur l’organisation de la COP26, le sommet mondial pour le climat qui se déroulera en 2020. Son financement sera assuré par toutes les entités sauf la Flandre.

Cette étude est censée évaluer le coût et la faisabilité de l’organisation de la COP26 en Belgique. Malgré l’opposition de la Flandre, qui met en avant les coûts financiers d’une telle organisation, la Wallonie, Bruxelles et le fédéral affichent leur volonté d’avancer. Ce matin, par la voix du ministre-président Geert Bourgeois (N-VA), la Flandre a redit son opposition à l’idée défendue par le ministre wallon du Climat Jean-Luc Crucke (MR).

Cette étude sera financée par le fédéral, la Wallonie et Bruxelles. « Nous prenons acte du blocage de la Flandre. Grâce au soutien du Premier ministre et de Bruxelles, le point sera mis à l’ordre du jour du gouvernement fédéral », a déclaré Jean-Luc Crucke, à l’issue de la réunion du comité de concertation. Le ministre wallon, qui ne cache pas son incompréhension par rapport à l’attitude du gouvernement flamand, souligne que l’organisation de la COP26 pourrait très bien être organisée en Belgique, même sans le concours de la Flandre.

« La Flandre doit revenir à la raison »

Pour Jean-Luc Crucke, il y a un souci au Nord et particulièrement avec la N-VA.« L’argument du coût de l’organisation ne tient pas la route. Cela cache la frilosité extrême d’une partie de la Flandre à l’égard de la problématique climatique. C’est inquiétant. Rejeter une telle opportunité prouve décalage de certains par rapport à l’urgence. Une COP, c’est aussi un endroit où on expose des solutions. Où le secteur privé s’implique et se déplace. Peut-être que certains ont peur d’entendre ces solutions. »

Plus globalement, dit Crucke, « certains doivent comprendre que les plus volontaires et les plus ambitieux ne vont pas continuer à attendre et ne pas avancer parce qu’une entité ou un parti est de mauvaise humeur. C’est évidemment la N-VA qui bloque. Mais il faut que la Flandre revienne à la raison et qu’elle écoute sa population. La meilleure manière de réussir sur le dossier du climat, c’est d’éviter de le politiser. »

 
 
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