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Les dix mesures qui vont révolutionner l’école

Le décret créant le tronc commun devait être voté par le gouvernement cette semaine. Il n’a finalement pas (encore) été adopté. Il doit faire l’objet «d’ajustements techniques» pour s’articuler au mieux à la réforme de la formation initiale des enseignants.

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Chef du service Société Temps de lecture: 9 min

Une question de confiance. Confiance – ça, c’est pour les pédagogues – dans le principe « d’éducabilité de tous ». Ou confiance – ça, c’est pour le grand public – dans « la capacité de chaque enfant à apprendre ». Quoi qu’il en soit, le « tronc commun » s’en inspire pour proposer au monde de l’enseignement un nouveau paradigme : le nivellement par le haut. « Il ne s’agit pas », assure la ministre de l’Éducation Marie-Martine Schyns, « d’une énième réforme. Avec le Pacte pour un enseignement d’excellence, c’est un acte refondateur, une nouvelle ambition pour l’école ». Pour mémoire, à l’origine de la démarche il y a des constats cent fois répétés : non seulement des « résultats déplorables aux tests internationaux et aux épreuves certificatives » mais également « une grande hétérogénéité entre élèves dans la distribution de ces résultats ». Raison pour laquelle, « il nous fallait agir pour amener chaque jeune à un niveau de connaissance élevé à 15 ans.

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26 Commentaires

  • Posté par De Cuyper Thierry, vendredi 10 mai 2019, 14:00

    Interrogeons-nous : « l’obtention du CTC est obligatoire à la poursuite de la scolarité au sein de second degré supérieur, mais l’élève garde la liberté de choisir la filière souhaitée » . Quel sera le % de réussites fixées à ce Certificat Tronc Commun ? Pourra-t-on toujours décider de choisir la filière générale ? Que seront ces « crédits » dont il est question dans le Pacte d’excellence? Le taux de réussites du fameux CTC sera-t-il de 40 % comme l’est actuellement le CE1D ou sera-ce un brevet à la française avec 95 % de réussite ? « Aucune filière ne doit constituer une filière de relégation pour » les élèves en échec grave » à l’issue du tronc commun ». Il y a donc possibilité d’ « être en échec grave »….. Bien que reconnaissant que « la plupart du temps, le qualifiant est un choix par défaut justifié par les échecs scolaires, les élèves suivant un parcours à sens unique en matière de trajectoires d’orientation », l’élève devra tenir un « carnet de bord destiné à évaluer sa capacité à s’orienter » !! « La mise en place du système commencera avec une génération complète ». Les enfants qui rentrent en maternelle au début du changement prévu à une certaine date non encore fixée, bénéficieront de ce changement. La « vieille génération » « habituée aux échecs » ne devra jamais connaître le bonheur d’une scolarité sans stress et devra encore subir le système sélectif actuel. Aucune transition n’est prévue pour les générations actuelles. Un conseil : il vaut mieux attendre avant d’être enceinte, si l’on veut que ses enfants bénéficient des bienfaits du Pacte d’excellence.

  • Posté par De Cuyper Thierry, vendredi 10 mai 2019, 14:00

    Interrogeons-nous : « l’obtention du CTC est obligatoire à la poursuite de la scolarité au sein de second degré supérieur, mais l’élève garde la liberté de choisir la filière souhaitée » . Quel sera le % de réussites fixées à ce Certificat Tronc Commun ? Pourra-t-on toujours décider de choisir la filière générale ? Que seront ces « crédits » dont il est question dans le Pacte d’excellence? Le taux de réussites du fameux CTC sera-t-il de 40 % comme l’est actuellement le CE1D ou sera-ce un brevet à la française avec 95 % de réussite ? « Aucune filière ne doit constituer une filière de relégation pour » les élèves en échec grave » à l’issue du tronc commun ». Il y a donc possibilité d’ « être en échec grave »….. Bien que reconnaissant que « la plupart du temps, le qualifiant est un choix par défaut justifié par les échecs scolaires, les élèves suivant un parcours à sens unique en matière de trajectoires d’orientation », l’élève devra tenir un « carnet de bord destiné à évaluer sa capacité à s’orienter » !! « La mise en place du système commencera avec une génération complète ». Les enfants qui rentrent en maternelle au début du changement prévu à une certaine date non encore fixée, bénéficieront de ce changement. La « vieille génération » « habituée aux échecs » ne devra jamais connaître le bonheur d’une scolarité sans stress et devra encore subir le système sélectif actuel. Aucune transition n’est prévue pour les générations actuelles. Un conseil : il vaut mieux attendre avant d’être enceinte, si l’on veut que ses enfants bénéficient des bienfaits du Pacte d’excellence.

  • Posté par De Cuyper Thierry, vendredi 10 mai 2019, 13:55

    Ne diminuer le redoublement que de moitié, revient à abaisser celui-ci au taux de 24 %, c-à-d un taux de redoublements encore largement au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE qui n’est que de 13 % !! Pourquoi, de surcroit faut-il diluer cette mesure sur une période 15 ans ? Demander aux parents (et aux élèves actuels) leur avis sur une mesure qui ne concernera que leurs petits enfants est absurde. C’est surtout oublier qu’il y a une quarantaine d’années, des pays européens (Finlande,..), donc culturellement proches du nôtre, l’ont pratiquement totalement aboli des pratiques pédagogiques en seulement 7 années !!! Je crains qu’il ne faille attendre « la réforme de la formation initiale et de ses effets » pour voir ces réformes mises en place. L’objectif de diminuer de moitié le redoublement, de surcroit sur un temps long, prouve que le Pacte n’a malheureusement pas pour ambition de supprimer la sélection et le tri de nos enfants. Dans 15 ans, 24 %, soit un quart de nos enfants auront encore doublé à 15 ans ! Ne diminuer le redoublement que de moitié, loin de responsabiliser les enseignants quant à amener les élèves au maximum de leurs possibilités, va, au contraire, les conforter dans l’idée de sélection des élèves et les déresponsabiliser quant à leur mission éducative. Tout le monde comprend que les enseignants vont juste se dire qu’il leur suffit d’être « un peu moins sévères » dans leur notation et non pas se dire, qu’ils ont la responsabilité du devenir scolaire de chaque élève et que leur mission consiste à les valoriser tous en leur montrant qu’ils ont tous des potentialités.

  • Posté par stals jean, mercredi 3 avril 2019, 19:39

    Il y a tellement à dire à propos de ce "pacte d'excellence" qui n'en fini pas d'être remis sur l'ouvrage, que cent pages de commentaires n'y suffirait pas. Bref, juste quelques remarques à propos de ce CEB ; certificat d'étude de base, c'est le cas de le dire, vu le nivellement par le bas, sauf exception et par bonheur il y en a, du niveau des études primaires. Ce CEB obtenu par au moins 85% des élèves c'est rien moins que "de la triche", que le résultat d'une malhonnêteté institutionnalisée. Les questions de ce CEB sont préparées en classe des semaines à l'avance, de plus c'est l'instit de la ou des classes de sixième primaire qui joue au surveillant lors de ces épreuves... Comme, et bien évidemment, un établissement scolaire à tout intérêt à ce qu' un maximum d'élèves réussissent ce CEB, cela fait toujours mauvais genre en effet d'avoir une renommée d'école poubelle...Vous m'avez compris...Résultat, les études secondaires sont à l'avenant, càd une succession de d'échecs en tout genre et en toutes matières, sauf pour les HP et sauf pour ceux qui ont la chance d'avoir des parents "riches" voir des parents ou des grands parents disponibles et capables aussi de servir de "prof particulier". Pacte d'excellence ou non, le nivellement par le bas qui se généralise de la maternelle à l'Université est, j'en suis convaincu, le résultat d'une "volonté politique" ni plus ni moins. Ce nivellement par le bas absolument incontestable à l'école est le reflet de ce que la Socièté Humaine au niveau planétaire est en train de subir; un fascisme économique ultralibéral absolu plus décomplexé, plus criminogène que jamais, les seules lois qui prévalent sont les lois des "Marchés", Marchés "inquiets" comme disent les économistes quand les valeurs boursières dégringolent, mais "Marchés" qui entre en priapisme quand ces valeurs boursières grimpent grimpent et quand les collabos aux commandes des Etats et aux ordres de ces "Marchés" assassinent les acquis sociaux, l'Enseignement Public y compris...

  • Posté par Jaspers Marie, mercredi 3 avril 2019, 1:56

    6.PRIORITE AUX LANGUES."C'est d'abord la langue de l'enseignement avec un apprentissage renforcé dès le maternel et une attention dans les nouveaux référentiels".En maternel, ce sera pour beaucoup, simplement apprendre à parler vu qu'ils ne le font pas chez eux, beaucoup de parents ne prennent plus le temps de parler à leurs enfants : ils leur donnent des tablettes !Demandez l'avis des logopèdes qui sont débordées de demandes! En primaire? Je doute que l'on remette à l'honneur l'apprentissage de la grammaire, de la syntaxe, de la conjugaison, les rédactions hebdomadaires, fondamentales pour apprendre l'une des compétences les plus complexes à savoir rédiger.Dans le secondaire, le volume horaire du français est réduit d'un tiers : 4X45 minutes au lieu de 5X 50 minutes! Quant à l'extension des langues modernes au primaire et en 2°S, on se demande comment ce sera possible vu que le manque de profs de langues germaniques est criant! Normal, ce sont des études très DURES!!!Et les langues anciennes? LES???Lesquelles ??? Le grec à disparu depuis au moins trois décennies! Quant au latin? Une heure par semaine pour TOUS! C'est risible! Comment pourrait-on étudier réellement une langue , qui de plus est difficile quand on ne maîtrise pas le français? Pour TOUS??? Déjà actuellement, nombre de ceux qui la suivent sous conseil de leurs parents, ne font guère d'effort pour la maîtriser! Qu'est-ce que cela donnera quand elle sera imposée à des quantités d'élèves qui n'en auront vraiment rien à cirer (pour utiliser leur langage), pas plus que leurs parents d'ailleurs?

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