Débat: Jean-Marc Nollet survolté face à un Bart De Wever agacé

Débat: Jean-Marc Nollet survolté face à un Bart De Wever agacé

À l’origine, on devait assister à la revanche de la bataille De Wever-Magnette de 2014, mais le socialiste a décliné l’invitation. On n’y a pas perdu au change. C’est un Jean-Marc Nollet survolté qui a ouvert les hostilités attaquant le bourgmestre d’Anvers sur ses absences répétées à la Chambre. « Pour empêcher la loi climat, j’étais là », a réagi le patron des nationalistes.

Dès le premier round (sur quatre) consacré au climat, on a compris qu’on n’arriverait pas à les réconcilier. Eco-réalisme VS écologie. Presque deux religions, l’une s’en remettant au progrès (N-VA) : « on ne sait pas sur quelle découvertes peut déboucher la recherche sur le nucléaire », face à la modification des comportements individuels (Ecolo) : « si tout le monde consommait comme les Belges, il faudrait quatre planètes ! » Bart De Wever a rappelé que son parti souhaitait le maintien des centrales nucléaires. Jean-Marc Nollet lui a répliqué, plus d’une fois, que sa vision manquait de modernité.

Jobs et taxes

Lors du second round consacré à l’économie et l’emploi, Bart De Wever s’est retrouvé dans une position inconfortable à savoir défendre la politique d’un gouvernement qu’il a choisi de quitter prématurément. Un gouvernement qui prônait l’équilibre mais laisse un trou budgétaire estimé à 11 milliards d’euros. De Wever a répondu avec le « job, job, job » de Charles Michel, à savoir la création de 240.000 créations d’emplois.

De Wever a préféré dévier la conversation sur le « tsunami de taxes », il en a répertorié plus de cinquante, que provoquerait un retour d’Ecolo aux affaires. « Je vois beaucoup de gens que l’on voudrait plumer dans cette salle mais je ne sais pas où on va encore trouver des plumes. Ce sont les Flamands qui vont devoir payer. »

>Bart De Wever: «Les Flamands et les francophones ont droit à leur propre politique»

« No way »

La position d’ouverture d’Ecolo sur la question de l’immigration, objet du troisième round, a fini d’agacer un Bart De Wever sonné par « tant de naïveté ». « Une nation qui ne défend pas ses frontières n’est pas une nation », a-t-il tonné. De nation, il en était encore question dans le dernier débat. Sans surprise, vision confédéraliste et belgicaine se sont opposées, sans pouvoir s’entendre. À part peut-être sur la nécessité de créer une circonscription électorale à l’échelle du pays, même si chacun a ses conditions.

Bref, à ceux, – s’ils existent –, qui imaginaient possible un gouvernement De Wever – Nollet, l’issue de la rencontre était claire : « No Way ».

 
 
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