Nouvelles zones 30, diminution de l'usage de la voiture...: un nouveau plan de mobilité adopté à Bruxelles

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Le gouvernement bruxellois adopte le plan régional de mobilité en première lecture. « Coconstruction » et « qualité de vie des Bruxellois au centre de la démarche », insiste le ministre-président Rudi Vervoort.

Lancée en février 2017, la rédaction du plan Good Move vient de s’achever. Ce nouveau plan de mobilité régional à l’horizon 2030 est censé redonner de l’air à la capitale.

Les inflexions de Good Move rejoignent celles de ses prédécesseurs. Avec quelques nouveautés cependant. Les objectifs du plan régional comprennent entre autres la division du territoire de la région en 50 quartiers à trafic apaisé où le trafic de trasit sera découragé, où la vitesse sera limitée à 30 km/h et où on priviliégiera les déplacements à pied, à vélo et en transport en commun. Ces quartiers seront conçus comme la « maille » ixelloise délimitée par l’avenue Louise et la rue du Trône d’un côté et la porte de namur et la place Fernand Cocq de l’autre. Avec, au centre, un tronçon de la chaussée d’Ixelles semi-piéton. Progressivement, d’autres quartiers seront aménagés de la sorte, avec une volonté de renfvoyer le trafic automobile sur les axes périphériques sans pour autant transformer ces dernier sen « égouts à voitures », assure-t-on.

Le plan de mobilité a pour objectif de diminuer de l'utilisation et de la possession de la voiture et de faciliter la marche et le vélo pour les petites distances. Il y a 5,5 millions de déplacements par jour à Bruxelles, le plan Good Move souhaite notamment diminuer le nombre de déplacements en voiture de 24 % et augmenter ceux en transports publics de 11 %. De 417,5 millions de voyages en 2018 (une progression de 43,8% en 10 ans) pour la Stib à 475 milions en 2030.

Le plan bruxellois prévoit aussi la création de 8 grands axes piétons qui seront réaménagés « à partir des besoins des piétons » où on pourra retrouver le plaisir de « flaner et de se promener ».

Contrairement à ses prédécesseurs, le plan a cependant fait l’objet d’une très large concertation auprès de tous les intervenants, publics et privé, politiques ou pas. Après son adoption en première lecture, il fera l’objet d’une enquête publique du 15/6 au 15/10, avec des séances d’information, dans les quartiers. Le prochain gouvernement analysera les remarques, adaptera le plan. Celui-ci sera finalisé fin 2019.

Dans le même temps, le gouvernement bruxellois a adopté le contrat de gestion avec la Stib. Et a annoncé que le budget d'investissement prévu pour les transports publics à Bruxelles serait étendu à 6,25 milliards euros pour la période 2019-2028.

« C’est la qualité de vie des Bruxellois que nous voulons mettre en avant », ont insisté le ministre président Rudi Vervoort (PS) et le ministre de la Mobilité Pascal Smet (SP.A).

 
 
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