Les films à voir en famille en ces vacances de Pâques

«
Royal Corgi
».
« Royal Corgi ».

Alex, le destin d’un roi

De Joe Cornish, 120 mn.

Elle est vraiment pas mal, cette petite prod’ fantastique ! Aux senteurs eighties, saupoudrée d’un humour british.

Binti

De Frederik Migom, 90 mn.

Traiter pour un public jeune de thèmes comme les sans-papiers, les luttes sociales, le racisme et les familles recomposées témoigne d’une vraie ambition. Ils pourraient cela dit vite faire l’objet d’un didactisme pesant ou gnangnan, mais rien de tout cela ici ! La réalisatrice peut en effet compter sur la légèreté, la pétillance même qu’apportent ses jeunes acteurs.

Captain Marvel

D’Anna Boden et Ryan Fleck, 124 mn.

De l’entertainment dans la bonne moyenne de ce que Marvel a déjà pu proposer. Reste que ça ne sort pas souvent des clous, des canons imposés, ça manque un tout petit peu de fantaisie. Ce qui fera mouche, par contre, auprès d’une certaine catégorie de spectateurs – passons sur le plan «la première superhéroïne de Marvel à avoir son film solo» –, c’est la petite touche à la fois drôle et nostalgique.

C’est ça l’amour

De Claire Burger, avec Bouli Lanners, 98 mn.

C’est l’histoire d’un père qui se retrouve seul à élever ses deux filles adolescentes. Dit ainsi, cela paraît banal et déjà vu. Pourtant, C’est ça l’amour est tout le contraire. C’est une grosse boule de tendresse qui vous saisit le cœur, les tripes, l’âme jusqu’à l’émotion sans que vous vous en rendiez compte parce que d’une manière ou d’une autre, on se sent proche des personnages, on s’identifie facilement à eux.

Dumbo

De Tim Burton, 112 mn.

Tim Burton, qui trouve en ce récit l’écho de ses thématiques de prédilection (la marginalisation, l’enfance), respecte les fondamentaux de l’original, côté émotion (sortez les mouchoirs). Les scènes phare du dessin animé de 1941 n’ont pas été occultées et les pachydermes dansent toujours dans le ciel. Par contre, les animaux ne parlent plus et la souris Thimothée qui apprenait à Dumbo à voler a disparu au profit d’un gros casting humain dont deux enfants, orphelins de leur mère.

Les ritournelles de la Chouette

49 mn.

Arnaud Demuynck est aujourd’hui passé maître dans l’art de rassembler des artistes aux univers différents, de créer de la diversité, d’éditorialiser avec intelligence. Et c’est du chouette cinéma, que ces cinq courts-métrages : L’arbre à grosse voix, Un travail de fourmis, La tortue d’or, Où vas-tu Basile ? et L’humble tailleur de pierre  !

Miraï, ma petite soeur

De Mamoru Hosoda, 98 mn.

Visuellement magnifique, ce conte initiatique tumultueux, basé sur la famille et les relations fraternelles, nous interroge sur la transmission de génération en génération. Le film, d’une belle approche psychologique et plein d’inventions formelles, n’est pas que cela. C’est aussi un portrait de la famille japonaise moderne. Entre réalisme et imaginaire, on tombe sous le charme de ce film de famille pour toute la famille.

Ralph 2.0

De Rich Moore et Phil Johnston, 116 mn.

Par esprit de liberté, Vanellope a détruit son jeu. Mais il est possible d’acheter un volant de rechange sur ebay. C’est pourquoi Ralph et Vanellope quittent l’univers des jeux d’arcade et s’aventurent dans le monde inconnu d’internet qui s’avère vite infiniment complexe. La Toile va-t-elle résister au légendaire talent de démolisseur de Ralph ? Et Ralph est-il prêt à affronter algorithmes, virus et autres spams ? Hilarant. Le divertissement est assuré.

Royal Corgi

De Ben Stassen et Vincent Kesteloot, 92 mn.

Des animaux, des thèmes intemporels (l’amour, l’amitié, la jalousie…), une histoire simple et un humour sympa : ce nouveau film des studios nWave a tout pour plaire aux enfants. Certaines répliques ne seront captées que par les « grands ». Qui s’amuseront du tandem Trump/Mitzy fonctionnant évidemment à merveille.

Stan & Ollie

De Jon S. Baird, 97 mn.

Effet nostalgique assuré avec ce biopic qui saisit le célèbre duo comique vieillissant et oublié des plus jeunes et nous emmène derrière la légende. Si la mise en scène frôle l’académisme, on passe au-dessus tant la transformation physique de Steve Coogan et John C. Reilly est sidérante et nous emporte. Ce film à la fois déchirant et drôle est un bel hommage qui donne envie de revoir le frêle maladroit et pleurnichard face au joufflu qui roule des mécaniques et se prend des tartes à la crème. Revoir ces deux génies du burlesque agit comme une madeleine de Proust et reste libératoire.

Terra Willy : Planète inconnue

D’Eric Tosti, 99 mn.

Les plus jeunes en prendront plein les mirettes, tant cette 3D tout en rondeurs et en couleurs chaudes déborde de fantaisie graphique. Et ils n’auront probablement rien à redire de cette histoire un peu linéaire. Quant aux plus grands, disons les parents, ils y décèleront bien des clins d’œil.

 
 
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