Accueil Culture

L’art où il n’y a pas de femme

Chinara Miamona, femme, réfugiée et surtout artiste veut que les femmes se lancent, comme elle, dans l’art. Pour s’émanciper.

Article réservé aux abonnés
Temps de lecture: 4 min

Chinara Miamona observe la salle. En face d’elle, les membres de l’atelier inventent des dialogues à base de recettes de crêpes et de choux péteurs. Jeune réfugiée, venue d’Azerbaïdjan avec sa famille, elle ne vient pas d’un pays en guerre, elle n’a pas connu les bateaux de passeurs, et le seul camp de réfugiés qu’elle a connu était à la frontière du Luxembourg. Mais ce qui est intéressant avec Chinara, c’est qu’elle est l’une des seules femmes réfugiées qui vivent de leur art. « Dans mon pays, ce n’est pas bien vu pour une femme d’être une artiste. Mon frère, et même ma mère m’ont demandé de faire autre chose que dessiner… Il y avait toujours quelque chose que je ne pouvais pas faire » Elle explique aussi que l’art est mal perçu en Azerbaïdjan, considéré comme inutile. « Un jour j’ai offert son portrait à une amie pour son anniversaire. Quelque temps après, je l’ai trouvé qui traînait dans un coin, comme s’il n’avait ni valeur ni intérêt.

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Aussi en Culture

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs