Accueil Société Enseignement

Grand format – La réussite aux exams peut se faire sans prof particulier grassement payé

Début du blocus de Pâques, les étudiants préparent leur session. Certains ont recours à des entreprises privées de soutien, quitte à y mettre de leur poche. L’offre payante, éclectique, tend à faire oublier celle, gratuite, offerte par les institutions d’études publiques.

Article réservé aux abonnés
Journaliste au service Société Temps de lecture: 9 min

Sans soutien, Mathieu Debande ne serait probablement pas professeur de sciences humaines aujourd’hui. Dyslexique léger, il a échoué plusieurs fois à l’épreuve de « Maîtrise de la langue française », examen réputé difficile et rarement validé du premier coup. « Je sais très bien écrire dans la vie de tous les jours », explique-t-il. « Mais cette épreuve, qui a la forme d’une grande dictée bourrée de pièges de plus de deux pages, est indispensable à l’obtention du diplôme… De quoi en décourager plus d’un. »

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

3 Commentaires

  • Posté par Jaspers Marie, mardi 9 avril 2019, 5:27

    Avant l'imposition des compétences sans connaissances, les élèves du primaire et du secondaire étaient plus autonomes et 1/4 d'entre-eux ne faisait pas appel à des profs particuliers! La suppression des connaissances les a rendu incapables d'"apprendre" vu qu'on n'"apprenait plus" et par suite incapables de se prendre en charge et de faire quoi que ce soit SEULS car pour ce faire, il faut s'appuyer sur des CONNAISSANCES, chercher, réfléchir à partir d'elles et particulièrement en maths et en physique!Personne n'a la science infuse! Dans ces cours, il est pratiquement impossible, pour la majorité, de résoudre de VRAIS exercices (par opposition aux indispensables exercices d'entrainement), qui ne sont pas des copies conformes de ce qui a été fait en classe et de résoudre des PROBLEMES, sans appliquer des définitions, des concepts, des formules, des théorèmes! C'est bien cela la véritable cause des difficultés! Mortel! Aucune créativité diront ceux qui ne connaissent rien à ces cours! FAUX car la créativité est la CAPACITE de choisir ADEQUATEMENT les connaissances pour les résoudre! Et cela c'est très dur !Particulièrement dans les démonstrations de géométrie, où il ne suffit pas d'appliquer" une technique, il faut être capable de raisonner!, ce que ne peut apprendre la remédiation immédiate, de par sa conception!! Et presque tous, y compris les "bons" disent : "Madame, les problèmes, c'est un PROBLEME"! Parce que leur résolution demande plus que les informations données lors des remédiations, immédiates ou non! Depuis l'avènement de la pédagogie par compétences, il faut des remédiations sur remédiations pour tout et n'importe quoi, alors qu'un travail régulier suffirait à les supprimer! Comment la ministre ne se rend-elle pas compte qu'en prônant L'UTOPIQUE remédiation immédiate, elle va faire des SUPER ASSISTES, INCAPABLES DE FAIRE QUOI QUE CE SOIT, ( MÊME ULTERIEUREMENT), SANS COACH! (qui sont ces coachs et que valent-ils?). Donc aucun problème ne sera résolu! En effet, tout enseignant qui a l'expérience des remédiations sait que pour qu'elles soient efficaces, il faut que l'élève ait "revu" sa matière et ait repéré avec précision ce qu'il n'a pas compris, sache le verbaliser!Or on constate que les élèves qui viennent en remédiation , même quotidiennes, ne savent pas ce qu'ils étudient au cours , n'ont d'autres questions que : "je ne comprends rien".Que peut faire l'enseignant? Lui re-donner le cours! Et que se passera-t-il? L'élève croira avoir "compris" et donc se croira DISPENSE d'étude! C'est cela qu'il attend de la remédiation! Mais il est illusoire de croire que l'on peut connaître ce que l'on a entendu deux, voire trois et même quatre fois sans faire l'EFFORT de l'intégrer, de le digérer de se dire "ça y est, maintenant je CONNAIS! !".Si l'enseignement obligatoire avait "appris à apprendre ", avait rendu les élèves responsables de la maîtrise des matières, alors il les aurait formé pour le supérieur comme c'était le cas, il y a 40 ou 50 ans où les étudiants étaient autonomes et responsables! Il n'y avait ni entreprises d'enseignement, ni service universitaire d'assistance, de guidance les étudiants savaient se débrouiller par eux-mêmes, savaient étudier dans leur famille où ils étaient SEULS, ils n'avaient pas besoin d'être entourés de condisciples, des "coachs"! Quelle sera la valeur de ces universitaires incapables de se gérer seuls! C'est, pourtant, ce que l'on attend d'eux! Comment former des jeunes quand on a pas su se former soi-même??? Je ne suis aucunement nostalgique du passé mais je connais l'illusion des remédiations!

  • Posté par Christophe Heymans, mardi 9 avril 2019, 22:14

    Je suis en grande partie d'accord avec Marie Jaspers. Je crois en l'utilité de remédiations ponctuelles, mais certainement pas systématiques. Il faut aussi se dire que tous les élèves n'ont pas une famille capables de les aider au niveau scolaire. J'estime que l'on ne travaille pas assez la mémoire en secondaires. Les élèves actuels disposent en général de trop peu de connaissances.

  • Posté par Jaspers Marie, mardi 9 avril 2019, 1:51

    Le clef de la réussite universitaire, personnelle, sans assistance, est le travail régulier dés le jour de la rentrée!Mais l'enseignement obligatoire ne les a pas formés à cela ; avec les remédiations en tout genre, à propos de tout et de n'importe quoi, il en a fait des assistés qu'ils resteront peut-être leur vie entière! C'est dramatique!Les cours particuliers, les coachs sont devenus des commerces juteux!

Aussi en Enseignement

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs