Le prix des terres agricoles flambe en Belgique

Le prix des terres agricoles flambe en Belgique

Le prix des terrains agricoles ne cesse de gonfler. Le sommet est atteint à Anvers et en Flandre occidentale, où l’hectare se négocie en moyenne à 64.000 euros l’an dernier. Mais toutes les provinces sont touchées par cette inflation, avec de fortes variations locales. En Luxembourg par exemple, une large bande frontalière est convoitée par des agriculteurs grand-ducaux qui achètent des surfaces à tour de bras et à des tarifs impossibles à suivre pour les fermiers locaux. Cette pression transfrontalière ne se limite pas au sud du pays. Le nord de la France doit faire face à l’arrivée d’exploitants hennuyers ou flamands qui sont à la recherche de terrains abordables pour y cultiver des pommes de terre à un tarif moins onéreux que chez nous.

Partout en Belgique, il devient presque impossible pour de jeunes agriculteurs désireux de s’installer de le faire. Certaines zones agricoles souffrent de la pression immobilière, d’autres sont sous la coupe de grosses exploitations. Philippe Duvivier, président du syndicat agricole Fugea, tempête : « Cette spéculation est tout simplement intenable, alors que la terre doit être l’outil nourricier pour un agriculteur. Quand un hectare de blé coûte 1.100 euros et en rapporte 1.500, on ne peut acheter des terres à 30.000 euros l’hectare. Le problème vient de très grosses exploitations et de gens qui gagnent beaucoup d’argent en dehors de l’agriculture, issus du secteur agro-alimentaire ou autre. »

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