Greta Thunberg se confie sur son combat pour le climat: «Je suis tombée en dépression à 11 ans»

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L’adolescente suédoise Greta Thunberg, qui est l’un des nouveaux visages de la lutte contre les dérèglements climatiques grâce à ses revendications et son initiative des « grèves scolaires », s’est confiée sur son parcours atypique et son désir profond de changer le monde dans le magazine « Questions à la Une » de la RTBF, diffusé ce mercredi soir.

Désignée femme de l’année en Suède, la jeune militante est tombée en dépression à l’âge de 11 ans : « J’ai pensé qu’il n’y avait plus de raison de vivre si tout allait si mal. Et je suis tombée en dépression », explique-t-elle. Greta Thunberg a alors cessé de parler, de manger et d’aller à l’école.

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Elle décide de reprendre sa vie en main, animée par le désir d’éveiller les consciences. Elle devient alors une véritable icône, un modèle pour la jeunesse, notamment grâce à ses discours à Davos ou à la COP24 en Pologne.

« Je suis un peu différente, bizarre »

« Depuis que j’ai arrêté de manger, j’ai cessé de grandir. J’ai donc l’air plus jeune que je ne le suis en réalité », explique Greta Thunberg, qui est atteinte du syndrome d’Asperger, un trouble autistique sans déficience intellectuelle. « Je suis un peu différente, bizarre », se confie-t-elle.

« Aujourd’hui, j’ai 16 ans. Je ne supporte pas quand les gens disent que le réchauffement climatique est important et continuent de vivre comme avant. Moi je n’y arrive. Je ne pourrais pas me regarder dans un miroir », partage-t-elle.

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« Les politiciens ne font rien du tout »

La jeune militante dénonce avec virulence l’inaction des politiques en matière de climat : « Beaucoup de personnes disent que les politiques ne font pas assez pour combattre le changement climatique. Je ne suis pas d’accord. Parce que pour ne pas en faire assez, il faut faire quelque chose. Or, nous ne faisons rien du tout pour le moment », conclut-elle.

 
 
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