L’Impérial Palace vit une deuxième belle époque

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La façade Belle Epoque confère à l’Impérial un charme indéniable. Sa situation au bord du lac d’Annecy est un autre de ses plus beaux atouts.
La façade Belle Epoque confère à l’Impérial un charme indéniable. Sa situation au bord du lac d’Annecy est un autre de ses plus beaux atouts. - D.R.

C’est un édifice qu’il est impossible de rater, un hôtel comme on n’en fait plus avec sa façade Belle Epoque qui remonte au début du XXe siècle. L’Impérial Palace trône sur les rives du lac d’Annecy, sur la presqu’île d’Albigny, à quelques encablures à peine du centre de cette ville qu’on surnomme un peu pompeusement la petite Venise des Alpes, même si ses canaux lui confèrent un charme indéniable.

Inauguré en 1913, l’Impérial Palace a longtemps accueilli les plus grandes familles du globe avant de sombrer progressivement dans un état de somnolence, puis de fermer ses portes dans les années 60. Resté à l’état comateux pendant 20 ans, il a même été victime d’un incendie dans les années 80 avant d’être repris par le groupe de presse allemand Hopf.

Ayant agi sur un coup de cœur, son propriétaire décide de le rénover entièrement avec l’aide de la Ville et de la Communauté d’agglomération d’Annecy, une structure intercommunale en charge notamment du patrimoine et du tourisme dans la région.

L’établissement restera aux mains des Allemands jusqu’en 2013, date à laquelle il est racheté par le groupe français PVG, dirigé par Gaston Pollet-Villard et son fils Olivier, qui possèdent des hôtels et des résidences de tourisme à La Clusaz et à Annecy et sont également actifs dans la promotion immobilière.

Neuf millions d’euros sont investis dans l’Impérial Palace pour le rénover une fois encore entièrement et lui redonner son lustre d’antan. L’ensemble des espaces communs, les 90 chambres et les 14 suites, le Hip Bar à cocktails, le restaurant gastronomique, le centre de congrès, le casino et les autres restaurants : tout y passe. Gaston Pollet-Villard fait même construire un spa de 600 m2 en rez-de-jardin. L’ouverture intervient début 2018.

Mais c’est surtout en montant au huitième (et dernier) étage que l’on prend la mesure du travail accompli. Cinq suites composent l’étage dont une, la 812, porte le nom d’« impériale ». C’est la plus prestigieuse de l’hôtel qui a demandé à elle seule une rénovation estimée à 1,5 million d’euros. Disposée en duplex et dotée de deux chambres, dont une équipée d’une salle de bains avec hammam, elle s’étend sur 160 m2 sous les toits et offre, depuis la terrasse ou les œils-de-bœuf, une vue à couper le souffle sur le lac d’Annecy, le parc de l’hôtel et les montagnes environnantes.

Une destination de charme

L’architecte d’intérieur Marie-Laure Marrel s’est amusée à mêler ancien et nouveau en faisant appel pour le mobilier aux plus grandes maisons italiennes. La domotique et le soin porté à l’acoustique font du lieu une enclave hors du temps.

Ouverte l’été dernier, la suite impériale peut accueillir jusqu’à 4 personnes, une capacité qui peut être agrandie grâce aux deux chambres attenantes, communicantes. Le prix démarre à 1.690 euros la nuit pour 2 personnes, à 1.730 euros la nuit pour 4 personnes. A ce tarif, le petit-déjeuner est bien sûr inclus.

Le dernier étage possède dans son ensemble une touche de modernité qui fait définitivement basculer l’Impérial Palace dans le XXIe siècle. « Notre clientèle est composée à 40 % d’une clientèle affaires et à 60 % d’une clientèle individuelle et privée », explique Laurence Mogli, la responsable presse et marketing qui avoue ne jamais se lasser du spectacle qui s’offre à ses yeux depuis les toits de l’hôtel. « Au niveau des nationalités, nous avons 60 % de Français, le reste étant un mélange d’Anglais, de Suisses, de plus en plus d’Américains et d’émissaires du Moyen-Orient. »

Il va sans dire que le palace annecien jouit d’une situation qui en fait une destination de charme pour ceux qui aiment les joies du lac mais aussi du ski alpin puisque les stations de La Clusaz et du Grand Bornand ne sont distantes que d’une trentaine de kilomètres. « Nous n’avons pas de clients qui vont skier en journée et reviennent loger à l’hôtel », explique à ce sujet Laurence Mogli. « En revanche, beaucoup d’entre eux font une étape chez nous avant de monter dans les stations. Sinon, Annecy est une ville idéale en toute saison pour flâner ou pour jouer au golf puisqu’on trouve deux parcours, Talloires et Giez, à moins de 20 kilomètres. »

On signalera pour terminer que contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’Impérial Palace n’est pas un 5 mais un 4 étoiles. « Il y a un an et demi, nous aurions pu revendiquer la cinquième étoile », conclut notre hôte, « mais nous avons demandé à rester en 4 étoiles car, à l’époque, le huitième étage était encore en travaux. Et puis, pour être franche, une cinquième étoile nous ferait perdre toute notre clientèle affaires. »

Ou comment ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre…

1.690 €

C’est le prix le plus bas à payer pour séjourner une nuit à deux dans la suite Impériale. Le séjour inclut le petit-déjeuner. Si vous allez à quatre, il vous en coûtera 1.730 €.

104

C’est le nombre de chambres (90 chambres et 14 suites) que comporte l’Impérial Palace. On y trouve également 3 restaurants, dont 1 gastronomique, un spa de 600 m2, un casino et un centre de congrès. Il emploie 250 salariés.

Annecy Mountains: une marque unique qui allie lac et montagne

Par Paolo Leonardi

Pourquoi se satisfaire de la montagne quand on a un lac à portée de mains, ou l’inverse ? Cette réflexion est à la base de la création en décembre 2017 d’« Annecy Mountains ».

Pour résumer, on dira que plutôt que de travailler chacun dans son coin, les différents offices de tourisme et autres forces locales en place ont uni leurs efforts pour créer une marque générique destinée à promouvoir, en France et à l’étranger, un territoire qui regroupe à la fois la mer et la montagne.

Plus facile à dire qu’à faire puisqu’Annecy Mountains regroupe pas moins de 4 collectivités (Grand Annecy, Communauté de communes des Vallées de Thônes, Syndicat intercommunal du massif des Aravis, Communauté de communes des sources du lac d’Annecy) et 7 offices de tourisme (Lac d’Annecy, La Clusaz, Grand Bornand, Manigod, Saint-Jean-de-Sixt, Sources du lac d’Annecy et Thônes Cœur des Vallées). Et dire que certains trouvent le système à la belge compliqué…

La brochure de presse est sans équivoque : Annecy et ses montagnes du massif des Aravis veulent à terme intégrer le top 15 mondial des destinations touristiques à faire au moins une fois dans sa vie.

Près de 6 millions de nuitées touristiques ont été recensées sur l’ensemble du territoire haut-savoyard en 2017, un chiffre qui est en évolution.

Et c’est vrai que la région regorge d’atouts : 270 km de pistes de ski nordique, 270 km de pistes de ski alpin, 1.011 km de sentiers de randonnée, 150.000 décollages de parapentes et deltaplanes au-dessus du lac par an (et on ne compte pas ici les locations de bateaux, paddles, matériel de plongée, vélos…) sans oublier – nous sommes en France tout de même – les 10 étoiles au Michelin qui reposent sur les épaules de 5 chefs cuisiniers de renom qui ont un établissement dans le coin (Marc Veyrat, Yoann Conte, Laurent Petit, Jean Sulpice et Stéphane Dattrino) ou encore les 130 fermes et 5.200 vaches qui produisent chaque année 6 millions de reblochons fermiers, l’or local.

A table…

 
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