Avec Martin Laval, la relève est assurée

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J’ai toujours eu une certaine facilité à m’adapter et à m’entendre avec les gens, peu importe leur origine sociale.»
« J’ai toujours eu une certaine facilité à m’adapter et à m’entendre avec les gens, peu importe leur origine sociale.» - DR

Comment a débuté votre parcours professionnel ?

J’ai quitté le domicile familial relativement jeune, j’avais alors 19 ans. C’est la raison qui m’a conduit vers l’horeca, où j’ai directement travaillé sans faire de longues études. Ma sœur a lancé un lieu de restauration au Châtelain à Bruxelles et je l’ai aidée à monter ce projet. Au moment de partir de chez mes parents, je savais déjà que je ferais probablement des cours du soir ou une formation plus tard.

Parlez-nous de vos premiers pas dans l’immobilier…

Vers 16 ans, j’ai commencé à faire des jobs étudiants dont certains dans des grandes surfaces, pas très intéressants pour moi. J’ai par contre eu l’occasion de bosser dans la société spécialisée dans le logement social pour laquelle travaillait mon père. Ça me correspondait beaucoup plus. Au moment de commencer à travailler dans l’immobilier en janvier passé, j’ai hésité à rejoindre mes parents déjà installés dans le domaine depuis un bout de temps. J’ai toujours vécu dedans. J’aimais beaucoup les accompagner de temps en temps. J’ai fait quelques visites pour eux afin de leur rendre service. Je trouvais ça sympa. Je décrochais le téléphone pour eux mais je n’avais pas les notions techniques, c’est venu après coup.

Comment vous êtes-vous formé ?

J’ai commencé une formation d’agent immobilier en alternance une fois par semaine. Je bossais toujours dans l’horeca mais en suivant des cours en parallèle, j’avais 21 ans. Ça m’a pris 3 ans. J’ai fini il y a un an et demi. Après ma formation, j’ai arrêté de travailler avec ma sœur. C’était l’occasion de faire autre chose de ma vie.

Sur quels projets travaillez-vous actuellement ?

Je suis agent immobilier à temps plein. J’ai passé quelques entretiens en janvier 2018. Je cherchais alors un stage IPI pour un an en tant qu’indépendant. Je pouvais choisir de le faire dans un petit bureau et avoir éventuellement beaucoup d’indépendance. Mais vu que j’avais déjà l’expérience du côté « petit bureau familial », je me suis dit qu’il serait peut-être plus intéressant pour moi de bosser dans une grosse boîte et de voir l’autre monde immobilier sans le côté bruxellois, famille, village où tout le monde se connaît. La boîte où je suis actuellement offre de nombreuses possibilités. Ils font du syndic, du courtage, de la gestion, ce que peu de bureaux font. Je n’ai pas hésité à les rejoindre. Ils font tant du résidentiel que du bureau ou du commercial, je peux toucher à tout. J’ai commencé en location. Mon stage se termine maintenant, après un an, et on m’a proposé de commencer la vente.

Quel trait de caractère vous a été favorable dans la vie professionnelle ?

Je pense avoir développé une attitude « positive » due à mon parcours scolaire. J’ai fréquenté plusieurs écoles, ce qui m’a permis de côtoyer des milieux vraiment différents. J’ai toujours eu une certaine facilité à m’adapter et à m’entendre avec les gens, peu importe leur origine sociale. Ça m’aide beaucoup dans le travail. J’habite Ixelles, je travaille à Wemmel, commune à facilités, mais je m’occupe de tout ce qui est Anderlecht, Molenbeek, Berchem, etc., des quartiers à forte mixité sociale.

Et la suite de votre carrière ?

A moyen terme, je me sens bien dans une boîte d’envergure comme celle où je travaille actuellement. Je viens de changer de poste et je pense avoir encore beaucoup de choses à apprendre. A long terme, je voudrais entreprendre, je ne l’ai jamais caché. Le fait d’avoir assisté ma sœur en montant un établissement horeca alors que ni elle ni moi n’avions d’expérience dans le domaine, m’encourage.

 
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