Peine de mort: 690 exécutions sur l’année 2018, un chiffre en baisse, selon Amnesty International

Peine de mort: 690 exécutions sur l’année 2018, un chiffre en baisse, selon Amnesty International

La chute du nombre d’exécutions à l’échelle mondiale prouve que même les pays apparemment les plus rétifs amorcent un changement et réalisent que la peine de mort n’est pas la solution », avance Kumi Naidoo, secrétaire général d’Amnesty International. Les statistiques sont fondées sur les exécutions dont l’ONG a eu connaissance à travers le monde, exception faite de la Chine qui ne rend pas publiques les peines de mort exécutées sur son territoire. Or, la Chine exécuterait plus que tous les autres pays réunis.

80 % des exécutions sont à mettre à l’actif de quatre pays : l’Iran, l’Arabie Saoudite, le Viêt-Nam et l’Irak. Le déclin des peines capitales est imputable notamment à l’assouplissement de la législation iranienne sur les stupéfiants. Cette mesure a fait chuter le total des exécutions de près de 50 % par rapport à l’année précédente.

Dans le monde, 20 pays ont procédé à des exécutions l’année passée, portant le total à 690 exécutions contre 993 pour l’année 2017. Si le nombre d’exécutions à travers le monde a diminué, plusieurs pays ont exécuté plus en 2018 qu’en 2017 : les Etats-Unis, le Japon, le Soudan du Sud, Singapour et la Biélorussie, seul pays européen à encore appliquer la peine capitale. Pire, la Thaïlande a procédé à sa première exécution depuis 2009, et le président du Sri Lanka a déclaré vouloir renouer avec la pratique.

L’an passé, aucun pays n’a décrété l’abolition totale de la peine de mort, mais l’on constate tout de même certains assouplissements. Le Burkina a aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun, tandis que la Gambie et la Malaisie ont déclaré un moratoire officiel sur les exécutions. Aux États-Unis, la loi relative à la peine capitale dans l’État de Washington a été déclarée inconstitutionnelle.

2.531 personnes ont été condamnées à mort en 2018, portant le total mondial des personnes en attente de leur exécution à 19.936. L’Irak et l’Égypte sont pointées du doigt par l’ONG pour avoir drastiquement augmenté le nombre de condamnations à mort.

 
 
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