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Le Brexit à nouveau reporté: la question des élections européennes

La situation actuelle inquiète plusieurs dirigeants européens : le Royaume-Uni participera-t-il aux élections du mois de mai ? A-t-il le pouvoir de bloquer le travail de l’UE ?

Temps de lecture: 2 min

Les dirigeants européens et Theresa May sont tombés d’accord dans la nuit de mercredi à jeudi pour un report du Brexit pouvant aller jusqu’au 31 octobre, écartant provisoirement le spectre d’une séparation brutale, à l’issue d’un sommet tendu à Bruxelles.

Or des élections européennes sont prévues au mois de mai prochain. Le Royaume-Uni devra-t-il y participer ? Cette question a été soulevée pendant le sommet. Si le Royaume-Uni est encore effectivement membre de l’UE en octobre, cela impliquera que les Britanniques aient participé aux élections européennes fin mai. S’ils ne l’ont pas fait, le Royaume-Uni « devra sortir le 1er juin sans accord », a précisé le Premier ministre irlandais Leo Varadkar.

Le Royaume-Uni dispose de 73 sièges, dont 46 seront libérés après le Brexit pour un éventuel élargissement de l’Union européenne. Les 27 autres sièges restants seront répartis entre plusieurs pays :

• 5 pour la France et l’Espagne,

• 3 pour l’Italie et les Pays-Bas

• 2 pour l’Irlande

• 1 pour Pologne, la Roumanie, la Suède, l’Autriche, le Danemark, la Slovaquie, la Finlande, la Croatie et l’Estonie.

Le Royaume-Uni peut-il bloquer l’Union européenne ?

Ces pays s’inquiètent de la capacité de nuisance que pourrait avoir un Royaume-Uni qui garderait un pied dans l’UE et l’autre dehors pendant une durée indéterminée. Les conclusions du sommet prévoient que le Royaume-Uni devra se comporter « de manière constructive et responsable » pendant la période supplémentaire qui lui a été accordée. Londres devra aussi « s’abstenir de toute mesure susceptible de compromettre la réalisation des objectifs de l’Union ».

Un diplomate européen avait notamment suggéré que Londres puisse renoncer à son droit de veto. Le Royaume-Uni gardera « tous ses droits et ses obligations » d’États membres, a cependant souligné Tusk.

Selon une source européenne, le Royaume-Uni « ne désignera pas de commissaire européen mais pourra prendre part à la nomination du nouveau président de la Commission car le vote a lieu à la majorité qualifiée au Conseil ».

« Des informations techniques et juridiques apportées par la Commission ont montré que les possibilités pour le Royaume-Uni de prendre en otage les institutions de l’Union sont très réduites. Mais nous devrons rester attentifs », a expliqué le Premier ministre belge Charles Michel.

 

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