Affaire Boël: la justice dira le 16 mai si Albert II doit se soumettre sans délai à un test ADN

Les avocats d’Albert II, Alain Berenboom et Guy Hiernaux parlent d’un acharnement contre leur client.
Les avocats d’Albert II, Alain Berenboom et Guy Hiernaux parlent d’un acharnement contre leur client. - Belga

Affaire Boël, suite et pas fin. Une « mise en continuation d’audience » a eu lieu ce jeudi matin devant la cour d’appel de Bruxelles (soit une courte audience de 20 minutes), après les plaidoiries qui avaient eu lieu le 28 mars dernier sur un point précis : Albert II doit-il se soumettre sans attendre à un test ADN pour savoir s’il est le père biologique de Delphine, ou peut-il attendre l’arrêt de la Cour de cassation, puisqu’il s’est pourvu en cassation contre l’arrêt de la cour d’appel du 25 octobre qui a décrété que Jacques Boël n’est pas le père de Delphine et qu’une analyse génétique de l’ex-roi s’impose ? Sachant que les avocats de Delphine Boël, s’ils gagnent, réclament à Albert II une astreinte de 5.000 euros par jour de retard dans l’exécution de cet arrêt.

On le sait : l’ex-roi estime que la demande de test ADN est prématurée, puisqu’un pourvoi en cassation est pendant. « Nous ne plaidons pas que le roi s’oppose au test ADN, explique son avocat Me Berenboom, mais que c’est prématuré en attendant l’arrêt de la Cour de cassation, puisque Jacques Boël est toujours le père de Delphine » dans l’attente de cet arrêt. Selon cette thèse, ce n’est que si la Cour de cassation confirme le jugement de la cour d’appel du 25 octobre que Jacques Boël ne sera plus légalement le père de Delphine et que le deuxième volet de l’affaire pourra commencer : la recherche de paternité d’Albert II.

Pour les avocats de Delphine Boël par contre, la décision de la cour d’appel du 25 octobre, qui imposait ce test génétique, doit être exécutée sans délai malgré le recours en cassation.

Ce jeudi, la cour d’appel de Bruxelles a annoncé qu’elle rendra, le 16 mai, son jugement sur l’opportunité de réaliser ce test ADN immédiatement et sur l’astreinte. Sachant qu’un pourvoi en cassation contre cette nouvelle décision sera possible... Et que la Cour de cassation doit donc déjà se prononcer sur le pourvoi pré-cité introduit par les avocats d’Albert... décision que l’on n’attend pas avant la fin de l’année, au mieux.

On le voit : la saga publique continue, avec des dégâts inules, l’éditorial de Béatrice Delvaux.

Rappelons qu’en 2013, une médiation discrète avait eu lieu entre Delphine Boël et Albert II, mais qu’elle avait échoué. Quelques semaines avant de se tourner vers la justice, Delphine Boël avait en effet refusé la solution d’une lettre scellée dans laquelle Albert II aurait reconnu qu’elle était sa fille… mais qui ne serait ouverte qu’après le décès du roi. Voici pourquoi.

Mais pourquoi (ré)agissent-ils tous ainsi ? Les clés pour comprendre chaque protagoniste.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous