Suppression de l’arrêt De Lijn à la gare du Nord: la Région de Bruxelles rejette la faute sur le fédéral

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La responsabilité des problèmes rencontrés à l’arrêt des bus De Lijn de la Gare de Bruxelles-Nord incombe au niveau fédéral, estime vendredi la Région bruxelloise, pointant entre autres le désinvestissement dans les forces de police, mais aussi l’absence d’un centre d’orientation et d’accueil pour migrants.

Le ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA), a expliqué plus tôt dans la journée qu’il voulait supprimer l’arrêt de bus De Lijn de la Gare du Nord. Les syndicats de la société flamande de transport public avaient déposé la veille un préavis de grève estimant que les conditions de sécurité et d’hygiène à cet arrêt n’étaient pas garanties, étant donné la présence de nombreux migrants en transit.

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« Un désinvestissement total au niveau fédéral »

« Il s’agit d’une situation exceptionnelle et très complexe. Il y a eu un désinvestissement total au niveau fédéral en ce qui concerne les forces de police à la Gare du Nord, bien que cela soit de sa compétence », commente-t-on du côté du cabinet du ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort (PS).

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La porte-parole de ce dernier, Lidia Gervasi, souligne par ailleurs que la demande régionale visant à mettre sur pied un centre d’accueil et d’orientation pour les migrants en transit à proximité de la gare n’a jamais été rencontrée.

« La Région met tout en œuvre pour que tout se déroule de manière aussi sûre que possible, mais nous ne pouvons pas constamment compenser les carences des autres », a-t-elle ajouté.

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