Pairi Daiza va investir dans un nouveau parking de 12.500 places

De nouveaux arbres (tilleuls ou ormes) seront replantés en bien plus grand nombre le long du tracé de la 1
ère
 phase de la nouvelle route d’accès au parc affirme la communication de Pairi Daiza.
De nouveaux arbres (tilleuls ou ormes) seront replantés en bien plus grand nombre le long du tracé de la 1 ère phase de la nouvelle route d’accès au parc affirme la communication de Pairi Daiza. - B.D.

Une nouvelle enquête publique en lien avec le développement touristique du parc Pairi Daiza (PDZ) enflamme une fois de plus les réseaux sociaux. Le domaine animalier de Cambron-Casteau vient, en effet, d’introduire une demande de permis auprès de la commune de Brugelette en vue de créer un nouveau parking d’une capacité de 12.500 places.

Celui-ci verra le jour au Grand Chemin, dans le prolongement de l’entrée principale du parc d’où partira le futur contournement de Gages. Mais la polémique se situe ailleurs et vient du fait que l’avis d’enquête stipule que le projet consiste aussi en l’abattage d’arbres remarquables bordant cette drève classée.

Il n’en fallait pas plus indigner les défenseurs de la nature et du patrimoine vert de l’entité mais aussi les anti-PDZ ayant relayé l’information sur Facebook, sans être suffisamment renseignés.

Arbres malades

En réalité, cette controverse naissante n’a pas lieu d’être selon Véronique Gaspard, responsable du service Urbanisme à la commune de Brugelette. « Si ces arbres doivent être abattus, ce n’est pas pour permettre la construction de ce parking mais parce qu’ils sont gravement malades et présentent depuis de longues années des signes de grande fragilité. Ils représentent donc un réel danger et il est nécessaire de les enlever par mesure de sécurité. »

« La chute d’une branche est d’ailleurs survenue l’an dernier et celle-ci a terminé sa course sur une voiture en blessant son occupant », se souvient le bourgmestre André Desmarlières.

Début des années 2000, le Département Nature et Forêt (DNF) attirait déjà l’attention sur l’état sanitaire de ces imposants tilleuls de Hollande. Du côté du parc, on confirme la dégénérescence de ces vieux arbres depuis plus de 20 ans.

« A trois reprises entre 2002 et 2016, nous avons reçu l’autorisation de la province de Hainaut et du DNF pour abattre ces arbres qui, bien que protégés, font peine à voir. Depuis 17 ans, Pairi Daiza a néanmoins tout fait pour les conserver le plus longtemps possible et éviter leur abattage complet. Nous avons ainsi procédé à des élagages réguliers pendant toute cette période. La taille de certains arbres a été très largement réduite mais la maladie est aujourd’hui à un stade trop avancé que pour permettre la poursuite de cette opération de sauvetage », commente Hubert Vanslembrouck, le directeur de la communication du parc.

Et l’attaché de presse du parc d’ajouter que de nouveaux arbres (tilleuls ou ormes) seront replantés en bien plus grand nombre le long du tracé de la 1ère phase de la nouvelle route d’accès au parc.

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