Génocide: les Arméniens fâchés contre la Belgique

Photo prétexte.
Photo prétexte.

Le texte réprime toute dénégation, minimisation ou tentative de justification des génocides reconnus par une juridiction internationale. La future loi concerne donc les génocides rwandais et de Srebrenica, en ex-Yougoslavie. Depuis 1995, le négationnisme de l’Holocauste des juifs fait l’objet d’un texte spécifique. Rien donc concernant le génocide arménien. Ce à quoi Koen Geen, le ministre de la Justice, rétorque que « le génocide arménien ne relève pas du champ d’application de cette loi, car il ne fait pas l’objet d’une décision rendue par une juridiction internationale ».

Tel qu’il est formulé, le projet de loi est une transposition d’une décision-cadre de l’Union européenne et d’une Convention du Conseil de l’Europe. Président du Comité des Arméniens de Belgique, Nicolas Tavitian, estime que la Belgique aurait pu agir autrement. « Il est regrettable que la Belgique prenne en compte la limitation suggérée, mais pas imposée, par les textes européens au négationnisme des seuls génocides et crimes contre l’humanité qui ont été sanctionnés par une juridiction internationale. »

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Lois et règlements|Génocide|Racisme|Yougoslavie|Union Européenne
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Le patrimoine financier des Belges se montait au 31 décembre à 1.317,4 milliards d’euros, soit 22,4 milliards de moins qu’un an auparavant.

    Le patrimoine financier des Belges diminue pour la première fois en 10 ans

  2. BXL

    Le bulletin des ministres bruxellois: discrète satis’ pour le gouvernement Vervoort

  3. 13 - Groekie - PXL Tech

    Notre assiette est promise à un avenir végétarien

Chroniques
  • Brexit: l’heure est à la glorification du passé britannique

    Par Marc Roche

    On allume la radio ou la télé ou on ouvre son journal. Et les petits matins d’un printemps ensoleillé deviennent blêmes. Après la trêve pascale, le grand-guignolesque feuilleton du Brexit a repris.

    Depuis la décision du Conseil européen, la Première ministre Theresa May y compris, d’étendre la date butoir du divorce au 31 octobre, une sorte de « drôle de guerre » prévaut au Royaume-Uni. A part quelques escarmouches par médias interposés, il ne se passe rien.

    En effet, la cheffe du gouvernement peut garder son poste jusqu’en décembre si elle le souhaite. Les négociations entre le gouvernement et l’opposition travailliste sont dans l’impasse. De nouveaux votes indicatifs doivent avoir lieu au Parlement, plus divisé que jamais. Les partis se préparent aux vraies-fausses élections...

    Lire la suite

  • Bulletin des ministres: la Belgique de fiston fait mieux que celle de papa

    Soixante-deux journalistes du « Soir », du « Standaard » et de « Bruzz » à Bruxelles se sont prêtés à l’exercice délicat d’attribuer une cote à tous les ministres francophones et flamands de ce pays. Nous publions ce mercredi les derniers bulletins. Un exercice qui contient certainement sa part de subjectivité mais qui livre d’intéressants enseignements. On constatera d’abord qu’en appliquant la même méthode d’évaluation, le gouvernement fédéral obtient une moyenne de 54 %, alors que Bruxelles atteint 59...

    Lire la suite