Son caractère jugé «difficile», les éloges de Guardiola, ses larmes après sa blessure: Kevin De Bruyne se dévoile (vidéo)

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Kevin De Bruyne est le dernier footballeur en date à s’être confié au Player’s Tribune. Dans une tribune très émouvante, le Diable rouge est revenu sur ses débuts dans le football, son caractère difficile à apprivoiser et ses relations avec José Mourinho et Pep Guardiola. « À 14 ans, j’ai pris une décision qui a changé ma vie. J’ai rejoint l’académie de Genk, à l’autre bout de la Belgique. La première année, j’étais dans un internat. La seconde, je l’ai passée dans une famille d’accueil. Je suis timide et j’étais très solitaire, mais je pensais que tout allait bien. En rentrant chez moi à la fin de l’année, ma mère était en pleurs. Elle m’a dit que ma famille d’accueil ne me voulait plus à cause de ‘la personne que je suis’, ‘trop calme’ et ‘trop difficile’. C’est difficile à entendre à 15 ou 16 ans. Cette réputation d’être une personne difficile, ça m’a mis en difficulté au début de ma carrière. »

Une expérience difficile qui a néanmoins été un véritable moteur dans la carrière de De Bruyne, qui est ensuite parti pour Chelsea. Le milieu de terrain évoque sa relation avec José Mourinho, qu’il a brièvement côtoyé chez les Blues. « Je ne lui ai parlé que deux fois. Le plan était de m’envoyer en prêt. Quand je suis revenu à Chelsea l’été suivant, plusieurs clubs allemands me voulaient et notamment le Borussia Dortmund de Klopp. Je pensais qu’on me laisserait partir. Mais Mourinho m’a envoyé un message me disant que je restais, qu’il me voulait dans l’équipe. Ça a bien débuté, puis dès le quatrième match j’étais sur le banc, sans explication. Mourinho m’a convoqué dans son bureau. Il m’a parlé de mes stats et m’a fait comprendre que ça n’allait pas, que j’étais son sixième choix. Je lui ai dit que je sentais que le club ne me voulait pas et que je préférais qu’on me laisse partir. »

« Regarder un match  ? La pire des tortures »

De Bruyne part alors vers Wolfsburg avant de retrouver la Premier League, à Manchester City. « Quand je suis arrivé à City et que j’étais accompagné de ma femme, c’est là que tout a décollé pour moi. Surtout avec Pep Guardiola. On a une mentalité similaire. Il ne cherche pas juste la victoire. Il veut la perfection. Il m’a dit à notre première rencontre que je pouvais facilement être dans le Top 5 des meilleurs joueurs du monde. J’étais surpris, mais ça a totalement changé mon approche des choses. Je voulais lui prouver qu’il avait raison. En général, le football tourne autour de la peur et de la négativité. Avec Pep, c’est l’extrême positivité qui règne. »

Le Diable rouge a conclu sur une anecdote qui témoigne bien de son obsession pour le football, ce sport qui lui permet de s’exprimer. « Être assis et regarder un match est la pire des tortures. En début de saison, je me suis blessé au genou et je devais porter un plâtre pendant un moment. Le timing était horrible, car ma femme venait d’accoucher de notre deuxième fils la veille. Je l’ai contacté en vidéo pour lui dire la nouvelle. Et j’ai craqué, j’ai commencé à pleurer. Ma femme n’en revenait pas. ‘Tu n’as même pas pleuré à notre mariage, ni pour la naissance de nos fils, m’a-t-elle dit. Ça veut tout dire. M’éloigner du football ? Je ne peux pas m’y résoudre. »

 
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