Référendum, impôt, retraite…: ce que Macron aurait dû prononcer dans son allocution sur le grand débat

Référendum, impôt, retraite…: ce que Macron aurait dû prononcer dans son allocution sur le grand débat

Emmanuel Macron souhaite des référendums d’initiative citoyenne (RIC), réclamés par les gilets jaunes mais limités à des sujets locaux, un référendum d’initiative partagée simplifié et une convention citoyenne tirée au sort, selon le projet d’allocution qu’il devait prononcer lundi.

Le chef de l’Etat devait par ailleurs annoncer un changement de « la formation, la sélection, les carrières en supprimant l’ENA (Ecole nationale d’administration, NDLR) et plusieurs autres structures », selon ce texte dont l’AFP a obtenu copie.

« L’Elysée ne confirme ni ne commente les fuites dans la presse au sujet de la sortie du grand débat national », a réagi la présidence, après la diffusion du texte par plusieurs médias.

« De nouveaux équilibres à trouver »

Jugeant « qu’il y a de nouveaux équilibres à trouver », il estime en outre dans ce texte que le parlement d’un côté, « le peuple des citoyens » de l’autre, doivent chacun « trouver la plénitude de (leurs) droits et être respecté(s) ».

« Vous voulez, je l’ai entendu, être mieux représentés », devait-il dire, en assurant « partager cette conviction ». Tout en estimant que « nous devons, pour nos élections, en particulier au Parlement, avoir moins d’élus et un scrutin plus juste et significativement plus proportionnel ».

« Baisser les impôts des classes moyennes » et suppression de certaines niches fiscales

Emmanuel Macron souhaite « baisser les impôts des classes moyennes » en finançant cette mesure notamment par la « suppression de certaines niches fiscales ».

Le président de la République demande aussi une « évaluation objective » de l’ISF dès le début de l’année 2020, sur la base de laquelle il s’engage « à apporter toutes les modifications et corrections nécessaires ».

Les retraites de moins de 2.000 euros réindexées en 2020

Emmanuel Macron est pour la réindexation des « retraites de moins de 2.000 euros » sur l’inflation à partir du 1er janvier 2020 ainsi que la pérennisation de la prime exceptionnelle de 1.000 euros annoncée en décembre, selon son projet d’allocution qu’il devait prononcer lundi soir.

« Je sais tous les malentendus qu’il y a eu sur le sujet des retraites dans ces deux années. Je le regrette. Je veux que la considération pour les retraités se traduise par de la confiance et des règles claires. Les retraites de moins de 2.000 euros seront réindexées sur l’inflation dès le 1er janvier prochain », selon ce projet de discours repoussé du fait de l’incendie de Notre-Dame.

 
 
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