La reconstruction de Notre-Dame de Paris risque d’être confrontée à un manque de main-d’œuvre

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La reconstruction de Notre-Dame de Paris risque d’être confrontée « à un manque de main-d’œuvre en France en tailleurs de pierre, charpentiers et couvreurs », des métiers « peu valorisés », a averti mardi le secrétaire général des Compagnons du devoir Jean-Claude Bellanger.

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« Pour le chantier de reconstruction, il faudrait que dès septembre nous recrutions en apprentissage 100 tailleurs de pierre, 150 charpentiers et 200 couvreurs », a estimé M. Bellanger, interrogé par l’AFP à l’issue d’une rencontre avec la ministre du Travail Muriel Pénicaud pour préparer le Conseil des ministres consacré mercredi à la reconstruction de la cathédrale.

« Des métiers peu valorisés »

La difficulté, « c’est que ces métiers manuels sont peu valorisés et attirent peu. On a les entreprises qui ont les compétences pour la reconstruction mais on a un manque cruel de jeunes sur ces métiers », a ajouté le responsable de ces centres d’apprentissage.

« Les Compagnons du devoir forment chaque année environ 1.000 charpentiers, 700 couvreurs et 450 tailleurs de pierre », a-t-il précisé. « Sur les tailleurs de pierre, nous ne sommes que deux CFA (centres de formation d’apprentis) dans l’Île-de-France et le seul dans le Grand Ouest », a souligné M. Bellanger.

Sans afflux d’apprentis vers ces métiers, la priorité donnée à Notre-Dame « risque de se faire au détriment d’autres chantiers », a-t-il déploré. « Il faudrait que ces métiers retrouvent la reconnaissance d’excellence qu’ils avaient au XIIIe siècle lorsqu’on a construit la cathédrale », a-t-il plaidé.

 
 
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