Tests cliniques: la Belgique dans le top européen

Trois essais cliniques sur quatre (77
%) sont organisés et financés par les entreprises (bio) pharmaceutiques elles-mêmes.
Trois essais cliniques sur quatre (77 %) sont organisés et financés par les entreprises (bio) pharmaceutiques elles-mêmes. - Bruno Dalimonte/Le Soir.

L’an passé, 162 demandes de brevets pour des médicaments et/ou vaccins ont été introduites en Belgique (+ 30 % par rapport à 2017). Quelque 507 nouvelles études cliniques ont été démarrées et 1.399 études de médicaments ont été menées.

Ces chiffres classent notre pays en deuxième position au niveau européen en termes de nombre d’essais cliniques, selon Pharma.be, la fédération biopharmaceutique. Un palmarès qu’il décroche notamment grâce au nombre élevé de laboratoires commerciaux actifs dans les essais cliniques, soit 52. Mais aussi par la densité de son infrastructure hospitalière de haut niveau, souvent équipée des dernières innovations techniques.

« Résider dans un pays qui attire de nombreuses études cliniques constitue un avantage indéniable pour les patients, qui pourraient bénéficier ainsi d’un accès plus rapide aux thérapies innovantes », se réjouit Catherine Rutten, directrice générale de Pharma.be.

D’autant plus que plus de trois essais cliniques sur quatre (77 %) sont organisés et financés par les entreprises (bio) pharmaceutiques elles-mêmes. Les 23 % restants sont effectués à l’initiative du secteur académique ou public. Cette proportion de financement privé est l’une des plus élevées en Europe. « Les entreprises voient la Belgique comme un pays de prédilection pour les études cliniques en raison des délais d’approbation courts, de l’expertise clinique de notre communauté académique, et de l’étroite collaboration qui est possible ici entre les entreprises et les centres de recherche universitaires. ».

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