Amstel Gold Race: Alaphilippe veut être présent dans le final avec Philippe Gilbert

Amstel Gold Race: Alaphilippe veut être présent dans le final avec Philippe Gilbert
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Vainqueur de Milan-Sanremo et des Strade Bianche, Julian Alaphilippe (Deceunink-Quick Step) aborde sans stresser l’Amstel dont il est pourtant un des grands favoris. Le Français en est à sa cinquième participation à la classique néerlandaise.

« C’est une course où le positionnement est aussi très important. Il faut toujours être à l’avant et rester concentré. Ce n’est pas seulement le physique qui joue un rôle, il faut aussi être mentalement à son top parce qu’on n’a pas le temps de s’en rendre compte que c’est parti », a déclaré Alaphilippe, qui a terminé deuxième de la Flèche Brabançonne mercredi derrière Mathieu van der Poel.

« Je suis content pour lui, même si je ne le connais pas personnellement. Nous n’avons pas souvent couru ensemble. Mais je le suis un peu parce que j’aime le cyclocross. C’est un plaisir de le voir en action et maintenant, il fait la même chose sur la route. Ce qu’il montre est une bonne chose pour le cyclisme. J’aime sa manière de rouler. C’est un phénomène plus qu’un crossman. Je suis content de le voir sur la route. Dimanche, il fera sans doute partie des favoris. Il court devant son public et il a engrangé pas mal de confiance ces dernières semaines. »

« Je commence avec moins de pression »

Quelques jours après sa grosse chute sur le Tour du Pays basque, Alaphilippe était donc de retour à la compétition sur la Flèche Brabançonne.

« Je n’ai plus mal mais ce n’était certainement pas une préparation idéale. J’avais besoin de beaucoup de temps pour récupérer. J’avais des douleurs partout, des difficultés respiratoires et j’avais encore besoin de quatre ou cinq jours. C’était ennuyeux. Mercredi, j’ai fait le maximum mais il manquait un petit truc pour le sprint. J’essaie de revenir à mon meilleur niveau, c’était un bon test. J’ai eu quelques jours assez difficiles après ma chute. Je ne savais pas trop où j’allais me situer. Je suis content d’être de retour et d’avoir pu terminer devant mais je n’ai pas la même condition que l’année dernière à cette période. »

C’est bien sûr aussi parce qu’Alaphilippe visait les courses italiennes. « J’en avais vraiment fait un but : un premier succès dans la Strade Bianche, deux étapes à Tirreno-Adriatico et Milan-Sanremo. Puis, j’ai levé le pied et le compteur est revenu à zéro. L’état de santé est en train de s’améliorer. Bien sûr, je veux aussi bien faire dans les classiques en côte. Ce sont les courses que j’aime, mais je suis détendu, je commence avec moins de pression parce que j’ai déjà deux victoires en poche. Néanmoins, je suis ambitieux pour l’Amstel, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. On va tout faire pour ça, avec Phil. Il a déjà gagné quatre fois et n’a plus rien à prouver à l’Amstel. Nous savons ce qu’il peut faire ici et dimanche nous voulons être présents tous les deux dans le final. »

 
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