Le Premier ministre tchèque refusera de démissionner même s’il est inculpé de fraude

Andrej Babis, homme d’affaires milliardaire, dirige depuis quelques mois le gouvernement tchèque. Il est aussi considéré comme le deuxième homme le plus riche de son pays. ©Pierre-Yves Thienpont.
Andrej Babis, homme d’affaires milliardaire, dirige depuis quelques mois le gouvernement tchèque. Il est aussi considéré comme le deuxième homme le plus riche de son pays. ©Pierre-Yves Thienpont.

Le Premier ministre tchèque, le milliardaire Andrej Babis, a déclaré samedi qu’il ne démissionnerait pas même s’il était inculpé pour fraude aux subventions européennes.

La semaine dernière, la police a recommandé la mise en accusation du chef du gouvernement pour une affaire portant sur deux millions d’euros, ce qui lui ferait encourir une peine de cinq à dix ans en prison. « Je ne démissionnerai pas car je dis depuis le début qu’il s’agit d’une affaire politique », a déclaré M. Babis au quotidien DNES dont il est le propriétaire.

Affaire de détournement présumé

Deuxième fortune du pays, M. Babis, 64 ans, a été mis en examen en 2017, aux côtés de plusieurs autres personnes, dans une affaire de détournement présumé de fonds européens remontant à 2007-2008 liée à son complexe hôtelier Nid de Cigogne, près de Prague.

« Si je n’étais pas dans la politique, personne n’aurait entendu parler du Nid de Cigogne », a estimé M. Babis. « Les gens continuent de comploter contre moi, de fouiller dans le passé. Cette affaire remonte à il y a douze ans », a-t-il insisté, qualifiant d’« immondes » des accusations visant sa famille.

Le président Milos Zeman, qui pourrait légalement renvoyer le Premier ministre, a déclaré jeudi qu’il ne le ferait pas. « Un Premier ministre mis en accusation n’est pas un Premier ministre condamné », a-t-il expliqué.

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les choix très différenciés des électeurs au nord et au sud du pays ne vont pas faciliter les choses.

    Elections 2019: trois constats qui vont compliquer le jeu

  2. 190526Elections

    Elections 2019 : tous les résultats à Bruxelles, en Wallonie et en Flandre (carte interactive)

  3. ELECTIONS EVENING VLAAMS BELANG-GA3DN99OL.1

    Elections 2019: percée du Vlaams Belang, le retour des démons extrémistes

Chroniques
  • Le Pen et Macron peuvent remercier les «gilets jaunes»

    Eh bien voilà, le verdict est tombé. Du grand maelström des « gilets jaunes » n’émerge qu’un seul grand vainqueur, le Rassemblement National flanqué d’un petit vainqueur : le macronisme. Et tout le reste, à l’exception, comme partout, des écologistes, plonge. Jean-Luc Mélenchon, qui se voulait la locomotive de la révolte, est celui qui plonge le plus (il perd 14 points et près des deux tiers de son électorat en deux ans, du presque jamais vu !), alors qu’Emmanuel Macron, miraculeusement, bien que devancé de moins de 1 % ne régresse, en deux ans, que de 1,4 point.

    Le PS réussit l’exploit d’enregistrer un résultat légèrement moindre que celui dont on pensait qu’il était impossible de faire pire.

    Quant à LR (la droite conservatrice), malgré un important soutien médiatique, elle perd 11,5 points par rapport au score de François Fillon qui, déjà, à cause du « poids des affaires » qui l’éclaboussaient, avait été jugé calamiteux. Un désastre ! Elle s’était dotée, cette droite, d’un assez bon chef de file, François-...

    Lire la suite