Vingt ans après, le lycée Columbine commémore la tuerie

Les habitants d’une petite ville du Colorado commémorent samedi les 13 morts de la fusillade du 20 avril 1999, perpétrée dans le lycée de Columbine par deux de ses élèves, première tuerie de l’ère médiatique moderne.

Pendant des heures, ce mardi du printemps 1999, les Américains ont suivi à la télévision cette fusillade et l’intervention tardive des forces de l’ordre, à Littleton, en banlieue de Denver.

Le massacre a changé la façon dont les écoles et la police se préparent contre les tireurs, les exercices de confinement et d’évacuation étant devenus routiniers pour des générations d’élèves américains, dès la maternelle.

Débat sur les armes à feu

Columbine a créé un débat sur les armes à feu qui, trois présidents plus tard, semble encore plus loin d’une résolution dans la société américaine.

Le nombre d’armes en circulation n’a cessé d’augmenter (393 millions pour 326 millions d’habitants), et les fusillades, en milieu scolaire ou ailleurs, sont des événements réguliers de l’actualité.

Depuis Columbine, 226.000 enfants, dans 233 écoles, ont été exposés à un tir d’arme à feu ou à des fusillades, mortelles ou pas, en leur présence, selon une enquête du Washington Post. Le dernier épisode date de vendredi, quand un homme a tiré sur les vitres d’une classe de CE2 dans une école à Jacksonville en Floride, sans faire de victime.

Les pires sont celles de l’école primaire Sandy Hook de Newton dans le Connecticut en 2012 (20 enfants de six et sept ans, et six adultes tués) et du lycée Marjorie Stoneman Douglas de Parkland en Floride en 2018 (17 morts).

Une sombre fascination

Columbine a aussi acquis une dimension mythique, pour le pire.

De nombreuses idées reçues perdurent sur les auteurs de la fusillade : les deux garçons, 17 et 18 ans, n’appartenaient pas au groupe de lycéens qui s’habillaient toujours en manteaux noirs, ils n’étaient pas aussi isolés qu’on le dit et n’ont pas agi par pure vengeance à cause de harcèlement.

Mais ils continuent d’entretenir une sombre fascination, comme l’illustre l’étrange mort d’une jeune femme, âgée de 18 ans, nommée Sol Pais, cette semaine.

La police avait donné l’alerte après avoir appris que la jeune femme, « fascinée » par Columbine, s’était rendue de Miami à Denver et avait acheté un fusil à pompe. L’école avait fermé ses portes par précaution mardi. Finalement, elle a été retrouvée morte, apparemment après s’être suicidée dans un lieu isolé, selon la police.

 
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