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Faut-il reconstruire la flèche de Notre-Dame de Paris à l’identique? Le débat fait rage

Depuis que le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé un concours d’architectes, le débat autour de la flèche enflamme les esprits.

Temps de lecture: 2 min

La flèche de Notre-Dame, si elle est reconstruite, doit-elle être fidèle à celle créée par Viollet-Le Duc ou novatrice, voire en rupture avec son inspiration initiale ? Ce débat enflamme les esprits depuis qu’un concours d’architectes a été annoncé.

Sur les réseaux sociaux, humour et provocation s’en donnent à cœur joie dans une surenchère débridée : des montages photos montrent Notre-Dame surmontée d’un pommeau de douche, d’un rayon vert, d’un château de conte de fée style Disneyland, d’un croissant musulman, d’une bouteille de champagne ou d’une nouvelle pyramide…

Certains de ces montages font malicieusement allusion aux mécènes qui, suggèrent-ils, aimeraient valoriser ainsi leurs dons en exhibant les produits qu’ils vendent.

Ce déferlement fantaisiste répond à l’imprécision de l’exécutif : le Premier ministre Edouard Philippe a estimé que ce concours « permettrait de trancher la question de savoir s’il faut reconstruire une flèche, s’il faut reconstruire la flèche à l’identique, ou s’il faut doter la cathédrale d’une nouvelle flèche adapté aux techniques et aux enjeux de notre époque ». Et le président Emmanuel Macron d’évoquer « un geste architectural contemporain ».

Mais peu d’architectes sont encore sortis du bois. Des projets totalement en rupture avec la vocation et le style gothique de la cathédrale n’ont guère de chance d’être retenus. Cependant, certains croient possible de faire preuve d’imagination en respectant l’identité d’une cathédrale qui n’est pas un musée : « On peut respecter l’esprit mais être imaginatif. Viollet-le-duc avait fait œuvre d’invention », a souligné à l’AFP l’ancien ministre de la Culture Jack Lang.

Que dit l’Unesco ?

Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, estime que la « doctrine » qui préside à la restauration d’un monument « n’est pas figée ». Tout en reconnaissant toutefois que la charte de l’Unesco demandait que l’on restaure selon le dernier état « complet, cohérent et connu » du monument détruit.

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