Gilets jaunes en France: dix-huit rédactions apportent leur soutien à un journaliste interpellé

Photo d’illustration © AFP
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Dix-huit rédactions françaises, dont France 3 et le Figaro, ont apporté leur soutien au journaliste Gaspard Glanz, interpellé samedi lors de l’acte 23 des gilets jaunes en France. Le journaliste sera jugé le 18 octobre pour « outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique », selon l’un de ses avocats Me Raphaël Kempf et le parquet de Paris.

Pour les journalistes, Gaspard Glanz a été « empêché de faire son travail de journaliste, d’informer », indique le communiqué signé par les sociétés de journalistes ou de rédacteurs de BFMTV, des Echos, du Figaro, de France 2, de France 3 National, de franceinfo.fr, de France Inter, du JDD, de Libération, de Mediapart, du Monde, de RFI, de RMC ou encore TV5 Monde.

Interdiction de couvrir les manifestations des gilets jaunes

D’ici la date de son procès, Gaspard Glanz a pour interdiction de paraître à Paris tous les samedis et le 1er mai, conformément aux réquisitions du parquet, a indiqué son avocat.

Sur Twitter, Me Kempf a annoncé qu’il allait « contester » cette décision qui « porte atteinte à la liberté de la presse et à celle de travailler », M. Glanz s’étant spécialisé dans la couverture de mouvements sociaux et notamment de celui des gilets jaunes.

Visé par une grenade de désencerclement

À la tête de l’agence Taranis News, le journaliste avait été placé en garde à vue samedi après avoir été interpellé place de la République, en pleine mobilisation des « gilets jaunes ».

Sur une vidéo diffusée sur YouTube, on le voit apostropher les forces de l’ordre et affirmer avoir été visé par une grenade de désencerclement. Le journaliste leur fait ensuite un doigt d’honneur après avoir été poussé par un policier.

« Des dizaines de plaintes déposées »

« On est choqué par la répression générale qui s’abat sur beaucoup de journalistes depuis le début du mouvement des gilets jaunes », a déclaré lundi Dominique Pradelié, secrétaire générale du Syndicat national des journalistes (SNJ), devant le commissariat du XIIe arrondissement de Paris où se déroulait la garde à vue de M. Glanz.

« Des dizaines de plaintes ont été déposées par des journalistes contre des forces de l’ordre », a-t-elle ajouté, estimant que l’arrestation de Gaspard Glanz était « inadmissible ».

 
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