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Attentats au Sri Lanka: le bilan grimpe à 359 morts, l’Etat islamique revendique les attaques

Ces attaques comptent parmi les plus meurtières depuis le 11 septembre 2001.

Temps de lecture: 2 min

Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué les attaques suicides de Pâques au Sri Lanka dont le bilan s’est encore alourdi mercredi, passant à 359 morts et au moins 500 blessés, et comptant parmi les attentats les plus meurtriers depuis le 11 septembre 2001.

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«Les auteurs des attaques ayant visé des ressortissants des pays de la Coalition (anti-EI) et les chrétiens au Sri Lanka avant-hier sont des combattants de l’EI», a annoncé mardi l’organisation via son agence de propagande Amaq, joignant une photo et une vidéo censées montrer les sept assaillants impliqués dans le massacre.

Des kamikazes ont provoqué un carnage dimanche dans trois hôtels de luxe et trois églises, en pleine messe, à Colombo et ailleurs dans le pays. Les autorités locales ont attribué le bain de sang au mouvement islamiste local National Thowheeth Jama’ath (NTJ), qui ne l’a pas revendiqué, et cherchent à savoir s’il a bénéficié d’un soutien logistique international.

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Près de 60 personnes interpellées

Les forces de sécurité ont arrêté 18 personnes dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé la police, s’ajoutant aux 40 précédemment interpellées.

«Nous avons mené des opérations dans trois lieux et arrêté 17 suspects», a indiqué un porte-parole, Ruwan Gunasekera. «Un autre suspect a été interpellé dans un autre endroit», a-t-il détaillé.

Au total, la police a arrêté et incarcéré 58 personnes depuis dimanche.

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Les forces de sécurité «sont d’avis qu’il existe des liens avec l’étranger», a indiqué à la presse mardi soir le Premier ministre Ranil Wickremesinghe. «Nous avons suivi cette affirmation, il y avait des soupçons sur des liens» avec le groupe Etat islamique, a-t-il poursuivi.

Les premiers éléments montrent que les kamikazes pourraient avoir agi en représailles au récent massacre des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande, a affirmé mardi au Parlement le vice-ministre sri-lankais de la Défense Ruwan Wijewardene.

 

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