Le verre devient aussi un matériau intelligent

bnhy
bnhy

Le verre est de plus en plus présent dans les bâtiments mais nombreux sont ceux qui ont déjà expérimenté des espaces surchauffés en plein été…

Pourtant des solutions existent. Halio est une technologie sans fil basée sur des algorithmes ultra-performants qui permettent au vitrage d’un bâtiment d’évoluer en fonction de besoins spécifiques. « Lorsque la lumière est trop invasive, la vitre se fonce jusqu’à devenir quasi opaque en moins de trois minutes. Le système bloque l’éblouissement du soleil direct mais il réduit également la quantité d’énergie entrante pour garantir le confort des occupants, tout en leur permettant de garder une vue sur l’environnement extérieur   », explique Benoît Domercq, directeur général chez Halio International pour l’Europe et le Moyen-Orient.

Cette technologie donne une grande liberté aux architectes qui peuvent se lancer dans des créations audacieuses où le verre est très présent, sans store, volet ou protection invasive.

Halio est une joint-venture d’AGC, producteur de verre plat et de Kinestral Technologies, concepteur et fabricant d’Halio. Elle passe aujourd’hui à la vitesse supérieure. Après avoir installé différents mock-up et de petites structures prototypes, elle dispose désormais d’un outil de pointe capable de produire de gros volumes. Plusieurs projets sont dans le pipeline.

Pour la future gare maritime sur le site de Tour et Taxis, par exemple, Extensa a choisi les vitrages Halio pour la réalisation des façades hautes longitudinales et extérieures situées à l’est et à l’ouest du complexe. « Ceci pour trois raisons » explique Kris Verhellen, CEO d’Extensa, propriétaire de Tour et Taxis. « Tout d’abord, le respect des façades historiques de la gare. Avec Halio, on évite le placement de stores extérieurs sur ce complexe monumental. Le confort des locataires est également un point important. Le système peut être géré individuellement par une gestion technique centralisée ou smartphone. Enfin, l’accent est mis sur l’économie circulaire. Il s’agit d’un bel exemple de “dématérialisation” en réalisant une efficacité énergétique sans ajouter des éléments supplémentaires comme des stores… »

Reste à considérer le coût d’investissement qui est plus élevé que dans un vitrage classique. « Les coûts de remplacement et d’entretien compensent pour une partie ce désavantage. Il n’y a pas d’entretien de moteur, ni de toiles… », assure Kris Verhellen.

Les vitrages Halio sont actuellement en production. Le placement des premiers éléments sur le site est prévu au premier semestre de cette année pour pouvoir accueillir les premiers locataires en septembre. Au total, 1.632 m2 de ce verre « high-tech » équiperont les bureaux de la nouvelle gare maritime.

En Belgique, les verres Halio vont également être utilisés pour réaliser la nouvelle verrière de la maison de repos Avondzon, à Erpe Mere. Cette surface vitrée de plus de 300 m2 garantira à ses utilisateurs un niveau de confort lumineux et énergétique optimal. Halio vitrera également, courant 2019, deux projets en Allemagne.

Aux Etats-Unis, des projets de grande envergure commenceront à être installés au cours de cette année. « Le système se focalise actuellement sur les bureaux et les grands bâtiments, mais il va de soi que nous couvrirons dans un second temps, le secteur résidentiel », explique Katia Hansen, la directrice du marketing et de la communication. « Il s’agit d’un produit haut de gamme, donc nous nous adressons plutôt à des habitations de standing. »

Concernant le prix, les responsables d’Halio ne veulent pas avancer de comparaison puisqu’il ne s’agit pas d’un verre traditionnel. « C’est un système composé d’un vitrage qui se teinte, mais aussi d’électroniques, de connectivité avec un cloud, des services annexes… Pour donner une estimation précise, nous avons besoin de connaître le projet en détail et être impliqués dès le design car beaucoup de paramètres vont influencer le budget. Notre objectif est de l’optimiser avec le client… »

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. 01

    Evolution de la propagation du coronavirus en Belgique: une situation en mode «copier-coller» (infographies)

  2. Le secteur hospitalier risque de perdre cinq à sept milliards dans cette crise.

    Le Covid-19 va coûter de 5 à 7 milliards aux hôpitaux

  3. d-20200515-GG6ZQ3 2020-05-19 22:16:59

    Horeca, tourisme, écoles: pression maximale sur le calendrier de déconfinement

La chronique
  • Quand les journalistes l’emportent sur les intellos

    Victoire des journalistes sur les intellectuels par 4 à 0 ! Il m’est arrivé de critiquer durement notre système médiatique. Or, pour la première fois, à l’occasion de la crise pandémique paroxystique que nous vivons, la réaction médiatique collective, du moins dans la presse écrite, a écrasé les différentes manifestations de l’expression purement intellectuelle.

    En d’autres termes, alors que les journalistes, reporters, investigateurs, commentateurs, analystes, dans des conditions parfois infernales, se sont généralement surpassés, la plupart des philosophes, sociologues, essayistes en sciences humaines, économistes (je prends Le Monde et Le Figaro comme références), ont fait assaut, à la fois d’auto-enfermement dogmatiquement satisfait et de jargonnesque et arrogant contentement de soi. Avec, d’un côté, l’omniprésence des tenants d’une gauche radicale dingue et, de l’autre, les tenants d’une droite radicale dingue, les uns et les autres confinés dans leur case, sans la moindre passerelle, sans la moindre esquisse d’échange ou de dialogue....

    Lire la suite

  • Crise politique: un an après les élections, il faut se mouiller!

    C’était donc il y a un an, jour pour jour. Chaque jour de crise politique depuis ces élections nous a paru bien long. Mais depuis la mi-mars, cela a pris des allures d’éternité. La différence entre le 26 mai d’alors et celui d’aujourd’hui est simple mais énorme : les citoyens, les gens, les Belges, Flamands comme francophones, n’attendent désormais plus qu’une chose de la politique : qu’elle ne soit pas un problème. Ils en ont désormais plus qu’assez avec les leurs.

    Quels partis ? Un...

    Lire la suite