Peu de travailleurs belges osent demander une augmentation

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Moins d’un quart des travailleurs belges à temps plein ont demandé une augmentation au cours de l’année dernière, selon un sondage mené par le bureau d’études PanelWizard pour Indeed (site d’emplois) relayé mercredi. Les femmes sont particulièrement frileuses à en faire la demande : 16,5 % d’entre elles n’osent pas passer le cap contre 8,5 % des hommes.

L’étude a été menée auprès de 1.015 travailleurs.

Il en ressort que les raisons du blocage sont diverses. Plus de 30 % des répondants affirment ne pas avoir demandé d’augmentation car ils considèrent que leur travail est resté le même. Un peu plus d’un quart se disent par ailleurs satisfaits de leur rémunération et 21,7 % justifient leur silence par le fait que leurs collègues n’en ont pas obtenu non plus.

► «Egalité salariale: et si la Belgique s’inspirait de l’Islande?»

Mais, 7,9 % des répondants n’ayant pas demandé d’augmentation reconnaissent qu’ils ont peur d’être remplacés par quelqu’un d’accord de travailler pour un salaire inférieur et 2,1 % craignent également que la technologie leur fasse perdre leur emploi.

L’étude montre que les Belges préfèrent des congés supplémentaires (39,6 % des répondants) et des horaires plus flexibles (29,5 %) à un salaire plus élevé. Le niveau de la rémunération prend plus d’importance avec l’âge. « Par exemple, 41,5 et 45,6 % des plus de 50 et 60 ans, respectivement, considèrent le salaire comme le principal critère pour rester chez leur employeur actuel, alors que seul un quart des salariés de moins de 30 ans partagent cet avis (25,6 %). »

 
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