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Levée de boucliers en Chine contre le travail intensif

Les employés d’entreprises technologiques dénoncent des journées de travail de 9 heures à 21 heures, six jours sur sept, imposées par des entreprises comme Alibaba.

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Ma copine m’a prévenu : mon attitude était en train de changer. Je ne plaisantais plus avec mes amis. J’étais de mauvaise humeur, toujours fatigué. » Lenny Zhang, 24 ans, spécialiste du média digital, se souvient avec horreur de son travail dans une start-up de réalité virtuelle à Pékin. « Au départ, ce n’était pas mal parce qu’il n’y avait pas grand-chose à faire. Mais quand on a commencé à avoir des clients, ça a changé. Il fallait toujours être au bureau et travailler tard le soir, et bien sûr sans être payé davantage. Les week-ends, le patron pouvait appeler, s’il y avait une urgence, et il fallait y aller. Si on sortait plus tôt, même s’il n’y avait rien à faire, c’était mal vu : on ne travaillait pas assez dur », raconte-t-il.

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