Laurette Onkelinx au «Soir»: «J’ai payé le prix fort»

Laurette Onkelinx au «Soir»: «J’ai payé le prix fort»
Olivier Polet.

Pour sa dernière au Parlement, ce jeudi, Laurette Onkelinx, qui n’est pas candidate le 26 mai, nous livre un entretien-bilan, parle de la politique « gloutonne », relance : « J’ai toujours la révolte en moi »…

Partir, elle y songeait déjà, avant 2014, quand elle était encore la vice-Première d’Elio Di Rupo. Mais elle est restée, parce qu’elle trouvait que c’était « un scandale de mettre le pays dans les mains de la N-VA ». Sa « colère », ce sera son fameux « bruit des bottes » qui retentira gauchement dans l’hémicycle de la Chambre, trouvera un écho négatif dans les médias, restera largement incompris.

« Lasne ? J’aurais dû assumer »

Sur Schaerbeek, par contre, elle a tranché la question. « C’était une mauvaise idée d’aller là-bas. J’ai toujours pensé que je n’étais pas faite pour le local. Et pourtant, elle ne résiste pas à l’appel de Bruxelles. Lancé par Philippe Moureaux, qui voulait l’adouber sur ses terres molenbeekoises mais se fait griller par la section de Schaerbeek. Et par un certain Marc Uyttendaele, qu’elle suit à Lasne. « C’était ridicule de ma part de ne pas avoir assumé Lasne. Je trouvais que ça ne collait pas avec mon image de jeune femme issue des milieux populaires. » Cela pollue sa campagne schaerbeekoise. « J’aurais dû oser dire : oui et alors ? Mais j’étais mal à l’aise. » Silence.

► Son entretien est à lire sur Le Soir+.

 
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