Elections 2019: le MR veut augmenter le salaire net de 1.000 euros par an

Elections 2019: le MR veut augmenter le salaire net de 1.000 euros par an

Le MR veut augmenter le salaire net des travailleurs de 1.000 euros par an, déclare jeudi le président du parti libéral et Premier ministre sortant, Charles Michel, dans les pages de L’Echo et de Sudpresse. Il entend créer 250.000 emplois en cinq ans.

Après avoir instauré une suppression des cotisations sociales pour le premier emploi, le MR propose d’étendre la mesure aux trois premiers emplois dans une entreprise. Cette idée permettrait de créer des « dizaines de milliers d’emplois ». D’après les estimations du Bureau du plan, que l’Echo a obtenues, la réforme coûterait quelque 187 millions d’euros.

Le mouvement réformateur promet par ailleurs de rendre « au minimum 1.000 euros par an de salaire net supplémentaire » aux travailleurs en réduisant la pression fiscale sur le travail pour 10 milliards d’euros au cours de la prochaine législature. Le parti propose de relever le niveau de revenu à partir duquel on paie des impôts (quotité exemptée de 13.500 euros pour environ 8.000 actuellement).

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Tax shift

En réaction, le parti socialiste appelle Charles Michel et le MR à « arrêter de tromper l’électeur ». Le chef de groupe PS à la Chambre Ahmed Laaouej, tête de liste dans la circonscription de Bruxelles, se demande « qui croit encore Charles Michel ». Le député socialiste rappelle qu’en dépit des précédentes promesses électorales, le MR a fait progresser l’âge légal de la pension à 67 ans, a procédé à un saut d’index et a fait remonter le taux de TVA sur l’électricité à 21 %. « Et en 2014, le MR s’était déjà engagé en faveur d’une réforme fiscale à 10 milliards d’euros, cela ne s’est pas vérifié ».

Le gouvernement de Charles Michel a cependant procédé un tax shift en faveur de la compétitivité et du pouvoir d’achat. « Mais il n’était pas financé ; aujourd’hui, il nous laisse une ardoise de 10 milliards d’euros », regrette Ahmed Laaouej.

« Ce qu’il nous faut ce n’est pas ’juste une réforme fiscale’ mais ’une réforme fiscale juste’ qui diminue la pression sur le travail à travers un système plus contributif du capital, de la spéculation et de la lutte contre la fraude fiscale », estime-t-il. Un tel système permettra de financer la médecine gratuite, la TVA sur l’électricité à 6 %, la pension minimum à 1.500 euros et le réinvestissement dans le chemin de fer, conclut le socialiste bruxellois.

 
 
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