Le Standard est devenu le 3e centre d’entraînement européen de la fédération chinoise

@Smets
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Cette fois, c’est matérialisé par une stèle sur les murs de l’Académie Robert Louis-Dreyfus : le Standard est devenu le troisième centre d’entraînement européen de la fédération chinoise après Prague et Madrid. D’ailleurs, depuis le 16 avril, c’est la sélection des U18 qui profite des installations et qui affrontera, samedi, le Standard après avoir perdu ses deux premiers matches : 2-0 contre Saint-Trond et 5-1 contre Breda.

« Le niveau de cette génération est suffisamment fort pour battre les réserves des équipes de Chine, mais pas assez pour se confronter aux Européens du même âge », dit-on dans le staff technique français qui, depuis un an, s’occupe de cette sélection. « Ces garçons font partie d’un club mais sont toujours en sélection nationale, même les week-ends. Ils sont formatés à l’ancienne. Dans des catégories moins âgées, on constate déjà une évolution au contact d’autres méthodes. »

La fédération chinoise a donc misé sur le savoir-faire du Standard pour s’ouvrir à une autre philosophie. « Notre espoir est d’avoir un jour un Chinois en équipe première du Standard », sourit Jian Fei, le secrétaire général de la fédération pour le développement des jeunes. « Dans la foulée, on souhaite que dans notre pays, on ne parle plus seulement de la bière ou du chocolat belge, mais aussi du Standard de Liège. »

Un club qui, pourtant, commence à avoir sa petite renommée dans l’Empire du Milieu si on en croit Cao Zhongming, le nouvel ambassadeur de la Chine en Belgique.

« Le Standard jouit d’une grande réputation en Chine grâce à Fellaini et Witsel qui ont fait leur formation dans ce club. Cet accord est dès lors important comme le démontre la présence de journalistes chinois car nous sommes un pays en voie de développement en football. »

Un accord officialisé en présence de Willy Demeyer, le bourgmestre de Liège, heureux de constater qu’il va accentuer « la renommée du club, de la ville et de la région. ». Des mots qui résonnent agréablement aux oreilles du président Bruno Venanzi qui n’a pas hésité à se lancer dans une comparaison hasardeuse : « Si le Standard a pu sortir 6 grands joueurs dans un pays de 11 millions d’habitants, imaginez ce que cela pourrait donner à l’échelle de la Chine et de sa population de 1,4 milliard de personnes. En attendant, on ne sait pas où cela va nous amener, mais on espère le plus loin possible et que cette relation sera longue. »

 
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