Maggie De Block et Theo Francken s’affrontent sur les quotas des demandes d’asile

Maggie De Block © Le Soir/Bruno D’Alimonte
Maggie De Block © Le Soir/Bruno D’Alimonte

La ministre de l’Asile et de la Migration, Maggie De Block (Open VLD), et son prédécesseur, Theo Francken, ont croisé le fer vendredi lors d’un débat télévisé à propos des quotas des demandes d’asile imposés par l’ancien secrétaire d’État N-VA et que la libérale flamande a supprimés.

M. Francken a déclaré lors de ce débat sur la chaîne de télévision privée flamande VTM que Mme De Block n’aurait pas dû prendre cette mesure, bien que le Conseil d’État l’eût suspendue fin 2018, la jugeant illégale.

La ministre a pour sa part réaffirmé que les quotas imposés par M. Francken à l’Office des Étrangers – 50 demandes d’asile maximum par jour – étaient illégaux. Elle les a donc supprimés, a-t-elle confirmé, alors que l’ex-secrétaire d’État jugeait que la mesure était « juridiquement » valable.

Mme De Block et M. Francken ont également affiché leurs divergences sur d’autres sujets liés à l’immigration, comme les « campagnes de dissuasion » et les nombres de demandeurs d’asile.

M. Francken a par ailleurs indiqué que la perte, dans un sondage publié mercredi, de sa place de personnalité la plus populaire de Flandre – qu’il cède à son président de parti, Bart De Wever – ne l’affectait guère.

« Je suis content que cela soit Bart De Wever », a-t-il dit.

Il a également souligné qu’il revenait maintenant à la justice de se prononcer sur l’affaire de l’octroi de visas humanitaires alors qu’un rapport commandé par Mme De Block a mis en lumière l’existence de procédures collectives de délivrance de visas humanitaires à des chrétiens de Syrie au départ du cabinet de M. Francken qui répondait à au moins treize intermédiaires particuliers, inconnus des autorités.

 
 
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