Trump réitère son discours sur les attentats de Paris : un homme armé aurait pu sauver de nombreuses vies

Donald Trump © AFP
Donald Trump © AFP

Le président américain Donald Trump a une nouvelle fois affirmé vendredi que de nombreuses vies auraient pu être sauvées lors des attentats du 13 novembre 2015 à Paris si la réglementation française sur les armes était moins stricte.

130 personnes étaient mortes et plusieurs centaines avaient été blessées dans une série d’attentats à Paris et Saint-Denis revendiqués par le groupe Etat islamique (EI). Un des commandos a tué 90 personnes dans la salle de concert du Bataclan.

«Paris, il disent qu’ils ont là-bas les lois les plus sévères au monde sur les armes», a lancé M. Trump lors d’un discours à Indianapolis devant la National Rifle Association (NRA), puissant lobby des armes à feu.

Trump «rejette» un traité de l’ONU visant à moraliser le commerce international des armes

Même discours qu’en 2018

Comme il l’avait fait il y a un an, presque jour pour jour, devant la même audience, le milliardaire républicain est longuement revenu sur cette sombre journée du 13 novembre.

«Ils ont tué une personne, une autre, une autre, une autre... Des centaines de personnes ont été tuées et blessées ce jour-là».

«La fusillade a duré si longtemps et il n’y avait rien à faire (...). Si une personne avait eu une arme de l’autre côté, le bilan aurait très bien pu être complètement différent», a-t-il poursuivi.

Le locataire de la Maison Blanche a encore ajouté que l’attaque n’aurait «probablement pas eu lieu» si la réglementation sur les armes était moins stricte «car ces lâches auraient su qu’il y aurait des gens avec des armes» sur place.

En 2018, les déclarations de M. Trump avaient provoqué une vive réaction du gouvernement français. Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait dénoncé des propos «choquants» et «pas dignes du président de la première puissance mondiale».

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les profs auraient-ils le blues
?

    Les enseignants font corps mais se sentent incompris

  2. Alexandre Hart au moment des faits. Ici avec sa maman.

    Procès Valentin: que fait-on des détenus «étiquetés» psychopathes?

  3. «
Notre crise est culturelle, une crise de civilisation, une crise de l’excès.
»

    Climat: à la recherche de nouveaux sens

Chroniques
  • La crise du livre ne fait que commencer

    Ce mardi, Le Soir consacrait un long article à la baisse de la pratique de la lecture en Belgique. Nul doute que certaines déclarations de Benoît Dubois, qui représente les éditeurs belges francophones, vont être contestées. Le pessimisme est en effet mal vu dans le monde culturel, où l’on pratique l’optimisme de la volonté : si on lit moins de classiques, on lit davantage de littérature de genre ; si les romans reculent, la BD est en expansion ; si le livre papier se vend moins bien, la lecture sur écran explose, etc. En alignant des chiffres implacables et en glissant, au passage, que 35 % des enfants quittent l’école primaire sans comprendre ce qu’ils lisent, Benoît Dubois risque de se faire accuser de mépris ou d’élitisme.

    Je reviendrai à la question scolaire dans d’autres chroniques. Je voudrais simplement ajouter, ici, que Benoît Dubois me paraît bien optimiste quand il pronostique un nouveau recul de la lecture en raison des faibles compétences des...

    Lire la suite

  • Identité de genre: un progrès qui demande de la pédagogie

    La Belgique est un pays très progressiste, notamment pour ce qui relève de la vie intime des individus. Droit à l’avortement et à l’euthanasie, mariage gay, adoption par des couples homosexuels, procréation assistée : dans tous ces domaines, des associations ont combattu pour décrocher des droits que des hommes et des femmes politiques ont bétonnés en votant des lois. Cela nous semble relever du luxe ou de l’abstraction, jusqu’au jour où la vie ou la mort nous rattrape. On loue alors ceux qui ont pris ces risques, défendu des causes...

    Lire la suite