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«Nous finirons ensemble»: les personnages des «Petits mouchoirs» neuf ans après…

Les bandes annonces et un avant-goût de nos critiques des sorties cinéma de mercredi.

Critique - Temps de lecture: 3 min

Retrouvez nos critiques dès ce mardi sur Le Soir +.

Nous finirons ensemble (Guillaume Canet)

Guillaume Canet met en scène entre cynisme, désenchantement, fragilité et mise à nu collective ce film choral à l’image de la vie. Il saisit ses personnages au moment où ils comprennent qu’il est temps de jouer cartes sur table et que la sincérité est un gage de réussite pour préserver l’amitié. Il filme à fleur de peau les frictions, les explosions, des larmes et pas mal de désillusions. D’où quelques belles scènes entre pur drame et vraie comédie, avec des dialogues soignés et des répliques bien envoyées.

L’incroyable histoire du facteur Cheval (Nils Tavernier)

Se basant sur l’histoire vraie de Joseph Ferdinand Cheval, Nils Tavernier livre un film lent et poussif, parfois presque désuet. Comme si l’émotion venait à manquer. Si le récit est touchant, la prestation des acteurs assez juste, ça ne suffit en effet pas à empêcher un certain ennui…

Tel Aviv on fire (Sameh Zoabi)

Absurde et drôle, Tel Aviv on fire rend à sa manière le conflit israélo-palestinien plus intelligible. L’intelligence de Sameh Zoabi ? Tourner la situation en dérision et ne pas se prendre au sérieux. Un choix qui fait sourire le spectateur, mais qui lui donne aussi envie de réfléchir. Le tout est rendu plus savoureux encore grâce à la prestation des comédiens. Mention spéciale à Lubna Azabal.

Qui m’aime me suive (José Alcala)

Le problème de cette comédie qui se veut romantique mais s’avère plutôt pleine de tendresse, c’est que le réalisateur ne sait trop comment donner du peps à son récit. C’est un scénario finalement assez banal cherchant maladroitement des pointes d’humour qui s’étire mollement dans une atmosphère douce-amère. On a l’impression d’être dans un cinéma de vieux pour vieux. C’est pépère, limite ringard.

Ayka (Sergey Dvortsevoy)

C’est filmé au corps, de façon brute, sans effet. C’est violent, parce que la vie est violente. La méthode du réalisateur fait penser au cinéma des frères Dardenne mais sans en avoir le signifiant et la profondeur, ce qui amène à un certain systématisme pesant. Cela dit, l’actrice principale, Samal Yeslyamova, est magistrale.

Hotel Mumbai (Anthony Maras)

Anthony Maras filme la terreur avec un réalisme glaçant, baignant dans la violence et le sang. C’est effrayant, cauchemardesque, traumatique. Emotionnellement, c’est éprouvant. Techniquement, c’est impressionnant mais éthiquement, on ne trouve pas de place pour la réflexion, le film étant un thriller efficace qui mélange héroïsme et terreur, humanité et horreur.

Minuscule 2 (Thomas Szabo & Hélène Giraud)

Toujours aussi impressionnant techniquement, si pas plus, un merveilleux appel à l’imaginaire, où images réelles et animation se mêlent dans une jolie harmonie. Le récit, lui, est par contre plus fainéant et plus décousu que dans le premier volet. Ce qui n’enlève évidemment rien au charme des paysages et aux valeurs d’ouverture et de tolérance qui y sont distillées…

Gloria Bell (Sebastian Lelio)

Une histoire simple qui est d’autant plus touchante et vraie qu’elle pourrait être la nôtre.

La grande cavale (Christoph Laurenstein)

Ce film d’animation s’adresse très clairement aux plus jeunes et à peu près à eux seulement. Ne cherchez donc pas trop la double lecture. On pourrait froncer les sourcils au vu des clichés, de ces deux ou trois gags un peu concons dans le genre pipi/caca/vomi ou de cette histoire qui ne casse pas trois pattes à un canard. Mais pour les petits, y a pas de mal : c’est coloré, pas trop mal animé, tout en rondeurs…

 

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