Skeyes réserve sa réponse pour la négociation avec les syndicats

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Un conseil d’administration extraordinaire s’est tenu lundi soir chez Skeyes, l’entreprise publique de contrôle aérien empêtrée depuis des semaines dans un conflit social avec les représentants des contrôleurs. Ceux-ci refusent les aménagements du rythme de travail proposés par la direction (et approuvés par un syndicat sur trois) et dénoncent un manque cruel d’effectifs pour permettre la tenue normale des services, que ce soit dans les tours (atterrissages et décollages des avions, déplacements au sol…) ou pour le survol du pays.

Pour le reste du CA, peu d’informations ont filtré. Il devait faire le point sur la menace d’astreinte de 250.000 euros par heure décrétée par le tribunal des référés de Liège en cas de nouvelles interruptions du trafic aérien à l’approche de Liege Airport (les plaidoiries dans ce dossier doivent avoir lieu ce mardi). On devait également y aborder les absences pour maladie qui ont permis de multiplier les interruptions de trafic. Mais surtout, les administrateurs devaient être informés du contenu d’une proposition des syndicats, plus précisément celle déposée vendredi par l’aile flamande de la CSC-Transcom, et en analyser les implications financières et opérationnelles. Skeyes ne communiquera d’aucune manière sur ce sujet, laissant la primeur de sa position à la négociation sociale qui doit avoir lieu ce jeudi matin. Et ne peut s’engager sur une date pour l’issue de la crise.

Notre dossier sur la grève de Skeyes

 
 
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