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RDC: une plainte pour «incitation à la haine ethnique» déposée contre Fayulu

Cette plainte lui a été adressée par un certain Jean-Claude Ngoy Lufuluabo, dans une lettre adressée au procureur général de la République (PGR).

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Le procureur général de la République démocratique du Congo (RDC), Flory Kabange Numbi, a annoncé lundi avoir reçu une plainte, qu’il a transmise à la police nationale, pour «incitation à la haine ethnique», «massacre des balubas» et «crime de génocide» à l’encontre de l’opposant congolais Martin Fayulu Madidi.

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Cette plainte lui a été adressée par un certain Jean-Claude Ngoy Lufuluabo, dans une lettre adressée au procureur général de la République (PGR) le 18 février dernier, signale une note signée par Kabange circulant sur les réseaux sociaux.

Elle vise Fayulu et consorts pour «incitation à la haine ethnique», «massacre des balubas», «pillages», «atteinte aux droits garantis» et «crime de génocide et crimes contre l’humanité».

Les Baluba sont une ethnie importante en RDC qui vit principalement dans la région du Kasaï (centre), d’où est issue la famille du nouveau président congolais Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo et de son défunt père, l’opposant historique Etienne Tshisekedi wa Mulumba.

Fayulu, un opposant à l’ancien président Joseph Kabila - et désormais aussi à Félix Tshisekedi, dont il conteste la victoire lors de la présidentielle du 30 décembre dernier en se proclamant le «président élu» -, a appelé dimanche à la démission du nouveau chef de l’Etat lors d’un meeting à Kinshasa.

«Cette fois-ci, nous sommes rentrés pour demander et obtenir la démission de Félix Tshisekedi. Il a fait la honte, il a vendu le pays», a déclaré Fayulu devant plusieurs milliers de ses partisans. Il s’est toutefois attiré des critiques de la part de certains de ses alliés, réunis au sein de la plateforme politique Lamuka.

Fayulu est, depuis l’annonce de sa défaite électorale, perçu dans l’opinion congolaise comme incitant à l’insurrection ou à la révolte - ce qu’il conteste. De ce discours se dégage une sorte d’animosité préméditée contre le leadership de Tshisekedi.

Il y a quelques mois, lors d’un discours sur la «vérité des urnes», Fayulu avait créé une sorte de psychose et de terreur, suscitant de la haine tribale dans la population, au risque d’engendrer une épuration ethnique contre les Baluba Kasaïens.

 

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