La Justice européenne valide le système d’arbitrage du Ceta

© Le Soir/Pierre-Yves Thienpont
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La Cour de Justice de l’Union européenne a validé, dans un avis rendu mardi à la demande de la Belgique, le système de règlement des litiges entre firmes et États prévu dans le traité de libre-échange entre l’UE et le Canada (Ceta).

Elle confirme ainsi l’avis de son avocat général qui, fin janvier, avait estimé que « l’Accord économique et commercial global » (AECG, ou Ceta selon son acronyme anglais) ne portait pas atteinte à l’autonomie du droit de l’UE.

Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) a accueilli avec satisfaction l’avis de la Justice européenne. D’après lui, la Cour de Justice de l’UE a désormais « écarté les dernières préoccupations juridiques ».

«L’ensemble de la politique commerciale moderne de l’UE repose sur des bases solides», s’est réjoui le ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA). Ce dernier affirme n’avoir jamais douté de la compatibilité du système d’arbitrage ICS avec le droit de l’Union, estimant que l’opposition wallonne au traité était «sans fondements».

Un compromis

À l’automne 2016, les entités francophones du pays, Wallonie en tête, avaient refusé leur délégation de signature au gouvernement fédéral pour souscrire au Ceta, jugeant que ce traité manquait de garanties sociales, sanitaires et environnementales.

Elles pointaient aussi du doigt de possibles atteintes au droit de l’Union dans le mécanisme d’arbitrage prévu pour régler les différends entre investisseurs privés et États, un mécanisme jugé trop favorable aux multinationales.

L’impasse politique avait conduit le gouvernement PS-CDH emmené par Paul Magnette (PS) à faire reporter la cérémonie de signature du Ceta entre le Canada et l’Union européenne, provoquant une crise diplomatique majeure et plaçant le Premier ministre Charles Michel (MR) en position inconfortable.

La crise avait été résolue par un compromis intra-belge passant par plusieurs déclarations interprétatives ainsi que par la saisine de la Cour de Justice de l’UE pour vérifier la compatibilité du système d’arbitrage avec les traités européens.

 
 
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