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Gilets jaunes en France: 200 interpellations et 12.500 contrôles préventifs à Paris (photos et vidéos)

Dans une ambiance tendue, des grenades de désencerclement et lacrymogènes ont été lancées par les forces de l’ordre sur quelques centaines de militants anticapitalistes « blacks blocs ».

Temps de lecture: 3 min

De premiers heurts ont éclaté mercredi à Paris à partir de 13h avant le démarrage officiel de la manifestation syndicale du 1er mai, entre des forces de police et des « black blocs » qui avaient rejoint des « gilets jaunes » en début de cortège, ont constaté des journalistes de l’AFP.

A Paris, 40.000 personnes ont manifesté selon un comptage réalisé pour un collectif de médias par le cabinet Occurrence, quand la CGT a compté 80.000 personnes lors de cette mobilisation où des heurts entre «black blocs» et forces de l’ordre ont eu lieu.

► Premiers affrontements entre policiers et black blocs

La préfecture de police a compté 151.000 personnes, dont 16.000 dans la capitale. L’an dernier, les manifestations ont rassemblé 210.000 personnes en France (CGT), 143.500 selon le ministère de l’Intérieur. A Paris, la police en avait recensé 20.000 (la CGT 55.000) dans le cortège syndical et 14.500 venus hors cortège.

La préfecture de police annonce avoir procédé à 200 interpellations et 12.500 contrôles préventifs dans la capitale. 148 personnes sont actuellement placées en garde à vue.

Ambiance tendue

Dans une ambiance tendue, des grenades de désencerclement et lacrymogènes ont été lancées par les forces de l’ordre sur quelques centaines de militants anticapitalistes « blacks blocs », qui avaient remonté en colonne la manifestation au milieu de « gilets jaunes » sur le boulevard du Montparnasse. Les forces de l’ordre ont essuyé également des jets de projectiles.

Un manifestant a été blessé à la tête, selon un journaliste de l’AFP.

Les tensions ont éclaté autour du restaurant La Rotonde, barricadé de planches de bois et protégé par des dizaines de forces de l’ordre pour éviter qu’il ne soit attaqué comme l’avait été le Fouquet’s sur les Champs-Elysées le 16 mars, journée de manifestation particulièrement violente avec déjà la présence de nombreux « black blocs ».

Sous les cris de « gilets jaunes avec les black blocs » et de « révolution », les forces de l’ordre ont chargé pour couper en deux la tête du cortège. Jets de bouteilles et grenades lacrymogènes ont ensuite été échangés, dans un climat qui s’est rapidement tendu.

Des chars en carton-pâte

Certains manifestants défilaient avec des chars en carton-pâte, introduits dans le périmètre en dépit des nombreuses fouilles qui avaient été annoncées. D’autres se protégeaient avec des barrières de chantier.

Alors que les tensions persistaient vers 13h45, en queue de cortège en revanche, vers la place Montparnasse, l’ambiance restait calme, a constaté un journaliste de l’AFP.

7.400 membres des forces de l’ordre mobilisés

Plus de 7.400 membres des forces de l’ordre devaient être déployés lors de la manifestation parisienne, avait déclaré mardi le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, en promettant la « plus grande vigilance » face à la présence annoncée de « 1.000 à 2.000 activistes radicaux ».

De source policière, 6 véhicules blindés à roues et 6 lanceurs d’eau étaient également engagés à Paris.

 

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