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La suédoise n’aurait créé que 30.000 emplois

De 2015 à 2018, le secteur privé a créé 160.000 emplois salariés. Les patrons saluent le saut d’index et le « tax shift ». L’Ires remet les pendules à l’heure : l’impact est positif, mais assez modeste.

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Journaliste au service Economie Temps de lecture: 6 min

Au cours de la législature qui s’achève, l’économie belge a créé un nombre d’emplois sans doute un peu moins important qu’au cours des périodes de reprise antérieures à la crise de 2008 (soit entre 1997 et 2001 ; et entre 2004 et 2008), mais néanmoins très substantiel.

De 2015 à 2018, on enregistre en effet une création nette de près de 230.000 emplois (229.800), dont 157.700 emplois salariés dans le secteur privé.

Le gouvernement fédéral sortant s’en félicite, assurant qu’une bonne partie de ces emplois nouveaux est la conséquence de la politique de modération salariale et de réduction du coût du travail – à savoir : le saut d’index d’avril 2015 et le « tax shift », le déplacement de la fiscalité et de la parafiscalité (cotisations de Sécurité sociale) du facteur travail vers d’autres bases fiscales, mis en œuvre à partir de 2016.

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20 Commentaires

  • Posté par Reginster Jean-luc , jeudi 2 mai 2019, 11:07

    Ce matin sur Radio 1 RTBF, une professeure de l'UCL, membre de l'IRES et ayant participé à l'étude, parlait de 59 000 jobs directement dus aux mesures du gouvernement, le reste étant principalement attribuable à l'augmentation de l'activité économique. Or, cette amélioration est elle-même pour partie attribuable au bon "climat des affaires" qui découle de la perception que le monde économique a de l'action du(es) gouvernement(s). Rendez à Michel ce qui appartient à Michel et laissez au PS ce qui appartient au PS. Mais si la rédaction du Soir veut éviter de donner raison à ceux qui ne croient plus à son indépendance, il faut éviter ce genre d'approximation.

  • Posté par Deckers Björn, jeudi 2 mai 2019, 16:19

    Et vous osez parler de crédibilité? Qui faut-il croire? Les chiffres du gouvernement et de la FEB qui ont tous les deux des raisons d'enjoliver les chiffres, ou la KULeuven et l'UCLouvain. A l'évidence, c'est simple. Les deux premiers ont intérêts à présenter un bilan flatteur, les deux seconds n'ont aucun intérêt à présenter des chiffres flatteurs ou dénigrants. IL faut donc retenir une estimation réaliste (et non partisane!!!) entre les chiffres de la KULeuven (75.000) et ceux de l'UCLouvain (59.000). Le reste, c'est du pipeau. A noter que l'évaluation de 135.000 euros par an par emploi crée est à corriger selon ces nouvelles évaluations, même en retenant le chiffre le plus flatteur, celui de la KULeuven, on arrive à 432.000 euros par an par emploi créé en Belgique sous le gouvernement Michel, une gabegie rigoureusement inefficace. Vous avez raison, il faut rendre à Miche, ce qui appartient à Michel!

  • Posté par LIENARD NORBERT, jeudi 2 mai 2019, 11:02

    Ce ne sont pas les partis qui doivent créer des emplois mais des hommes et des femmes et ce sont des hommes et des femmes qui ont envie de travailler qui feront vivre les emplois

  • Posté par Lafarce P.H., jeudi 2 mai 2019, 10:07

    Calculs selon la FEB, la KUL, l'UCL ou la Banque Nationale ? Comment encore se fier aux informations, devenues essentiellement destinées à manipuler nos choix !? Ce qui m'intéresse surtout est de savoir quels genre de jobs ont été créés: des jobs "valables" ou des petits contrats à 1000€/mois pour 40h/semaine pour augmenter le nombre de "nouveaux pauvres" mais qui ne figurent plus dans les statistiques des "demandeurs d'emploi" ?

  • Posté par Petitjean Marie-rose, jeudi 2 mai 2019, 10:37

    On aimerait en effet recevoir la réponse à cette question. Savoir aussi comment expliquer l'augmentation du nombre des SDF, l'obligation de faire appel à la charité publique pcq un enfant sur 4 (!) vit sous le seuil de pauvreté ou parce que la recherche contre le cancer n'est pas assez financée ainsi que le secteur des personnes atteintes d'un handicap, le sous-financement dénoncé par le monde judiciaire, etc.

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