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Intrusion dans un hôpital à Paris le 1er mai: «Extrêmement choquant», déplore la directrice

« Ils ont tenté de pénétrer dans le service de réanimation chirurgicale », a expliqué ce jeudi Marie-Anne Ruder, directrice de l’hôpital.

Temps de lecture: 3 min

Une trentaine de personnes ont été placées en garde à vue à la suite d’une intrusion dans l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière, en marge du défilé parisien du 1er mai, suscitant de vives réactions. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a notamment qualifié cette intrusion d’« attaque », indiquant qu’un policier avait été blessé. Edouard Philippe a lui dénoncé un geste « totalement irresponsable ». Selon plusieurs témoignages récoltés par Le Monde, le contexte semble plus complexe. Les manifestants auraient tenté de se mettre à l’abri des gaz lacrymogènes, d’après ces sources.

1er mai : « Intrusion violente » dans un hôpital à Paris, une trentaine de personnes placées en garde à vue

« Il aurait pu se produire un drame dont je n’ose même pas imaginer les conséquences », a affirmé ce jeudi à Franceinfo le directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Martin Hirsch, qui a porté plainte à la suite des « débordements gravissimes » et « inédits » du 1er mai.

« Ils ont tenté de pénétrer dans le service de réanimation »

Egalement interviewé par Franceinfo, la directrice de l’hôpital, Marie-Anne Ruder, revient sur l’incident du 1er mai qui a bouleversé le personnel soignant : « Le dispositif de sécurité m’a prévenue vers 16h que des manifestants essayaient de forcer la grille. Quand je suis arrivée, les chaînes avaient cassé et des dizaines de personnes se sont introduites à ce moment-là dans l’hôpital », explique la directrice, qui décrit « des gens en civil, des gilets jaunes et des gens masqués donc de type black blocs ».

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Une fois dans l’enceinte de l’hôpital, les manifestants « ont tenté de pénétrer dans le service de réanimation », raconte-t-elle en indiquant que « la discussion n’était pas possible, avec une certaine agressivité et violence verbale ».

« Attention, malades, danger ! »

Pour Martin Hirsch, cet incident est gravissime : « Vous vous rendez compte si j’étais là ce matin devant vous pour expliquer qu’il y a des patients qui ont été bousculés et qui ont pu mourir au sein d’un des meilleurs hôpitaux d’Europe ? Je n’ose pas l’imaginer », souligne-t-il. « Ce qui est inédit c’est qu’il y a un certain nombre de personnes qui ont tenté de forcer une porte derrière laquelle ils voyaient qu’il y avait des soignants qui criaient : ’Attention, malades, danger !’ », déplore le directeur général. Au sein de ce service de réanimation, il y a des « patients intubés, ventilés, extrêmement sensibles », rappelle-t-il. D’après lui, « il ne pouvait pas y avoir de méprise » de la part des manifestants.

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« C’est extrêmement choquant qu’un hôpital public peut être une cible pour des casseurs », a conclu Marie-Anne Ruder, membre de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Selon des témoignages sur Twitter, assortis de vidéos prises sur le vif, certains manifestants se seraient réfugiés dans l’enceinte pour échapper aux gaz lacrymogènes, rapporte Le Monde. À ce stade, rien ne permet toutefois de dire si ces personnes visibles sur les vidéos ou celles vues par la journaliste de l’AFP sont les mêmes que celles dont ont parlé le ministre Castaner, Martin Hirsch et la directrice de l’hôpital.

 

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6 Commentaires

  • Posté par stals jean, jeudi 2 mai 2019, 12:42

    quand on prend connaissance de la vérité, concernant cette sois disant attaque par les "gilets jaunes" de l' hôpital de la Salpêtriere à Paris, on peu prendre peur mais pas pour les raisons relayées par les médias. D'après tous les témoignages il n'y a eu aucune attaques, mais des personnes qui voulaient se réfugier dans l'enceinte de l'hopital pour fuir les gaz lacrymogènes et la violences des policiers. les médias n'ont pas interrogé le personnel mais la direction pro macron. Castener emplois de méthodes de nazis, voila ce qui fait peur. Manifester contre l'ultralibéralisme économique et contre le gouvernement de collabo de ce fascisme économique devient un crime .Oui on est bel et bien en France face à une répression policière jamais vue depuis Pétain....

  • Posté par Dessers Jacques, jeudi 2 mai 2019, 13:01

    Commentaire subjectif , plus que partisan et excessif et, comme le dit le proverbe, ''ce qui est excessif est insignifiant''. En outre, le raccourci qui consiste à comparer la France d'aujourd'hui avec celle de Pétain est à vomir !

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