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Un Belge sur deux prêt à renvoyer les réfugiés dans une dictature

Après l’étude choc Noir Jaune Blues, sur le malaise dans la population belge, Ceci n’est pas une crise publie une nouvelle enquête sur la perception des réfugiés.

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Journaliste au service Enquêtes Temps de lecture: 5 min

Deux ans après Noir Jaune Blues, la fondation Ceci n’est pas une crise publie une nouvelle enquête d’opinion dédiée cette fois-ci quasi exclusivement à la perception des réfugiés. Et comme pour Noir Jaune Blues, le constat est interpellant : un rejet systématique et sans appel. Les réfugiés – qui ont été reconnus par les instances belges comme ayant besoin de protection – sont pourtant traditionnellement la catégorie qui suscite le plus d’empathie.

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26 Commentaires

  • Posté par Lilien Raymond, dimanche 5 mai 2019, 10:36

    Réfugiés ou migrants ? Dans cet article comme dans d’autres, vous confondez gaiement (si l’on peut employer ce terme sur un sujet aussi grave) les notions de réfugiés et de migrants. Faisons donc un peu de pédagogie. Le réfugié est une personne qui a fui son pays où il se trouvait en situation de danger grave, reconnue par les instances internationales et évidemment par la Belgique, et qui a demandé (et obtenu) l’asile dans notre pays. Évidemment, les réfugiés ont droit à leur place dans notre société, et il n’est pas question de les renvoyer « chez eux » : ce serait contraire à tous nos engagements internationaux, et surtout totalement inhumain. Le migrant, il faudrait plutôt l’appeler « candidat à la migration » - mais ce serait trop long pour le répéter au fil du texte. Le migrant n’a pas obtenu l’asile : soit sa demande a été refusée après examen, soit il n’a simplement pas fait de demande. Parmi les migrants, je vois 2 catégories. D’une part, les migrants « de passage », qui voudraient aller ailleurs (par ex. en Angleterre) et se retrouvent bloqués ici dans leur voyage et persistent à vouloir le poursuivre. D’autre part, ceux qui vont s’installer chez nous dans la clandestinité et qui, d’ici 5 ou 10 ans, demanderont une régularisation - donc une autorisation de séjour - en se basant sur la durée de leur séjour (illégal, bien sûr), et en larmoyant sur leurs enfants qui sont scolarisés en Belgique et bien intégrés dans leur classe … Seul le réfugié est protégé par la loi : d’ailleurs, peu de personnes seront assez inhumaines pour vouloir le renvoyer dans son pays d’origine. Tous les autres (ceux que je définis comme les migrants) sont ici en situation illégale et d’ailleurs, lorsqu’on les arrête, on leur délivre un « ordre de quitter le territoire » dont la signification est claire. Évidemment, ils s’empresseront de le jeter dans le premier caniveau venu. Alors oui, on a le droit légal de refuser ces migrants. Oui, on a le droit légal de les expulser et de les renvoyer dans leur pays d’origine sans « porter atteinte à l’État de droit » comme vous l’écrivez. Plutôt que de chercher à culpabiliser les gens en jouant sur la confusion que vous entretenez sur une illégalité qui n’existe pas, il serait plus honnête de refaire une étude basée sur les vraies notions de réfugiés (légaux) et de candidats (illégaux) à la migration – et pourquoi pas, de chercher une solution efficace à la migration illégale qui pourrait satisfaire la majorité de la population.

  • Posté par Collard Anne, dimanche 5 mai 2019, 9:43

    Merci pour l'analyse de BENOIT SCHEUER. Cela me permet de clarifier ce que je perçois (trop souvent) confusement. L'avenir ...ce sera difficile (tumultueux ?) . Il est temps de donner de la place aux "constructeurs".

  • Posté par Deckers Björn, samedi 4 mai 2019, 15:22

    Le propos de Benoît Scheuer est très intéressant. La révolution, le tournant libéral qui date de l'axe Reagan - Thatcher et qui a pris tout son envol par la globalisation et l'hyper concurrence "offre" désormais un monde dans lequel chaque trimestre au maximum, on annonce un déverrouillage du marché du travail, une modération salariale, une baisse d'impôt qui se traduit par un Etat (y compris social) de plus en plus famélique, une baisse des cotisations sociales qui laisse l'Etat social de plus en plus menu, et pire encore que cela. La tyrannie de la dette, le rouleau compresseur de TINA, chaque année les Etats sont endettés, ils doivent donc réduire leur dettes mais il y a la concurrence, cela ne peut se faire que via la baisse des prestations sociales de l'Etat, l'année suivante, la concurrence aidant, la situation est identique et on peut continuer le rouleau compresseur jusqu'à rejoindre tôt ou tard la condition sociale du Bangladesh. Dans le même temps, on privatise à tout va y compris la sécurité sociale (vous l'avez vu venir la complémentaire mutuelle), vous avez apprécié l'Etat qui vend jusqu'à ses bâtiments pour se retrouver miséreux locataire à perpète, et on favorise le chacun pour soi et dieux pour tous. Dans ce contexte, on demande à ceux dont les fins de mois sont de plus en plus rudes de se montrer ouverts et généreux avec les réfugiés et bizarrement, ils nous crachent à la g... C'est étonnant! C'est pourquoi, pour ceux qui ne comprennent pas la catégorisation du Soir pourtant pertinente, les "renaissants" sont catégorisés comme anti-système. On ne sortira pas de l'impasse sans remettre en cause le système où la cupidité d'une minorité est devenu le seul objectif pour tous. Que ce soit sur les questions écologiques, les questions migratoires, la question dramatiquement oubliée de la coopération au développement et la question centrale écologique. Le bien être passe par le fait de remettre en cause le capitalisme en tous cas dans sa version dérégulée. Mais on peut aussi offrir le spectacle désolant de cet article de recourir à anthropophage entre chômeurs, salariés nationaux et migrants. Ca ne règlera aucun problème du peuple mais ça offrira toujours une soupape de sécurité durable au Système. Esclave, choisi ton maître...

  • Posté par Surmont Willy, samedi 4 mai 2019, 15:06

    Ne nous voilons pas la face, les réfugiés, quoiqu'on en pense, sont responsable de la déglingue européenne: Le retrait de la Grande-Bretagne, la montée des droites extrêmes comme la Hongrie, l'Italie…!

  • Posté par Deckers Björn, samedi 4 mai 2019, 15:25

    Les réfugiés ne sont responsables de rien du tout. La bêtise humaine, la paresse intellectuelle en revanche...

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