Elections 2019: une des pires législatures s’achève, selon Olivier Maingain

Au Fédéral comme à la Région wallonne, c’est une des pires législatures qui s’achève depuis que la Belgique est un État fédéral, a affirmé dimanche le président de DéFI, Olivier Maingain, devant quelque 200 militants wallons de son parti réunis en meeting électoral à Namur, à la place d’Armes qui portait bien son nom.

«C’est la législature des échecs pour le gouvernement fédéral et le gouvernement wallon qui ont terminé leur parcours sans majorité parlementaire et celle au cours de laquelle des présidents de partis, Bart De Wever (N-VA) et Benoît Lutgen (cdH), ont joué avec les institutions au mépris de la loyauté et du respect des accords. C’est aussi une législature au cours de laquelle un Premier ministre, Charles Michel, a permis à l’extrême droite nationaliste de siéger pour la première fois au sein du gouvernement belge, et de mettre à mal les institutions et valeurs démocratiques. Elle s’achève sans que les scandales en Wallonie n’aient pris fin, alors que le nouvel attelage gouvernemental wallon a été tout aussi impuissant à mettre au pas la bande à Stéphane Moreau», a dit d’emblée Olivier Maingain, clôturant le meeting électoral.

Le président de DéFI a également épinglé «le déficit budgétaire colossal au fédéral, malgré le prix des restrictions imposées aux citoyens, des services publics malmenés, une justice traitée de manière indigne dans un État de droit, et une absence de toute vision sur la transition environnementale et la lutte contre le réchauffement climatique».

Le président de DéFI a également dénoncé certains choix socio-économiques d’Ecolo qui ont «parfois ce petit parfum d’un PTBisme inavoué» qui vise «à s’en prendre au modèle libéral de nos sociétés au sens philosophique».

Sur ce plan, DéFI est opposé à une remise en cause de la croissance économique grâce à une économie de marché régulée au service du développement durable, a-t-il dit.

 
 
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