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Populismes, gilets jaunes...: la démocratie est-elle en crise?

Le Soir a rencontré quatre politologues, du Nord et du Sud. Leur constat ? C’est la représentativité de la démocratie qui est en crise. Leur solution ? Tester des initiatives de démocratie participative.

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Temps de lecture: 5 min

Avec l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, le Brexit, la montée des populismes ou les protestations des gilets jaunes, la démocratie serait en crise. Un groupe de politologues de la VUB, Louvain-La-Neuve, de l’ULB et d’Anvers se penchent actuellement sur ces ardentes questions.

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6 Commentaires

  • Posté par Bayens Remi, lundi 6 mai 2019, 19:43

    Il y a d'autres formes de représentations démocratiques. Actuellement, si nous votons nommément pour un candidat, nos voix sont dispersées dans le système de listes. Aux USA et en France, le vote s'exprime sur un candidat pour sa conscription électorale. Ici tout est dilué. Qui me représente ? En France et aux USA, les gens ont leur député ou sénateur qui sont responsables.

  • Posté par Monsieur Alain, lundi 6 mai 2019, 15:02

    Un parfait message à l'adresse de celles et ceux qui promeuvent la désobéissance civique sous prétexte que la politique fédérale belge ne leur convient pas dans tel ou tel domaine (immigration par exemple) puisque seul un état de droit garantit la pérennité d'un état démocratique.

  • Posté par Mine , lundi 6 mai 2019, 12:34

    la démocratie n´est pas en crise, ce sont les mentalités qui changent, les moyens faciles d´action participative (réseaux sociaux) , le problème de l´usage immoral du populisme. L´idéal serait plus de "vertu", de bonne foi, de compétence , d´engagement dans la politique de nouvelles personnes capables, de citoyens avec "back ground".Bref, plus de qualité dans la politique et chez ceux qui y participent. .

  • Posté par Vrebos Jacques, lundi 6 mai 2019, 11:34

    Pas de solution actuellement pour qu'une réelle démocratie existe... tant que le politique (certains d'entre eux-les particrates) continuera à faire le nécessire pour saboter en douce les piliers de la démocratie. Les universitaires devraient rechercher des moyens afin qu'une démocratie" participative" ( suivie d'une démocratie délibérative dans les meilleurs délais) puisse voir le jour. Aborder des thèmes suffisamment clairs pour être compréhensibles par tous, notamment par les classes populaires encore toujours mal représentées de nos jours. Comment exploiter ces thèmes?... Structure(s) à mettre en place?... Financement de ces structures? Qualités des participants?

  • Posté par WEISSENBERG ANDRE, lundi 6 mai 2019, 11:33

    Encore cette affirmation aberrante que la démocratie (représentative) serait en crise! Ou que nous serions les victimes d'un déficit démocratique pcq toutes les voix ne sont pas entendues, que certaines de nos aspirations ne sont pas rencontrées, et qu'on a l'impression que rien ne change, parfois pendant longtemps. Tout d'abord, c'est complètement faux. Demandez à ces migrants qui arrivent chez nous ce qu'ils en pensent, et vous serez rapidement fixés! Il suffit ensuite, pour s'en convaincre, de regarder l'évolution du paysage des partis belges ces 50 dernières années. Le fait fédéral et la Régionalisation sont passés par là, avec toutes leurs conséquences, paradoxalement aussi en termes d'émiettement et d'atomisation des suffrages, rendant ainsi la décision politique encore plus complexe. À l'échelon européen, le Parlement européen est venu coiffer les Institutions européennes, et il continue à affirmer et à étendre son pouvoir. La question ne devrait-elle pas plutôt être retournée dans l'autre sens? Ceux qui s'agitent et qui manifestent ne sont-ils pas manipulés par les ennemis de la démocratie? JNe crient-ils pas à la crise et au déficit démocratique avec précisément pour objectif d'assouplir les règles et les garde-fous en place, ou de les faire sauter, et d'affaiblir ainsi la démocratie représentative de l'intérieur en semant le chaos (comme on le voit très bien en Grande-Bretagne, avec le Brexit ...)? On a introduit un seuil de représentativité de 5% pour les partis politiques, d'une part afin de conserver un vote utile en empêchant un trop grand émiettement des suffrages entre des micro-partis dont la représentativité poserait question et d'autre part afin d'écarter de la décision politique des formations par trop vindicatives ou antagonistes par leurs positions ainsi que les éternels insatisfaits. Le citoyen doit faire (ou refaire) l'apprentissage de ce qui est possible et se satisfaire du fit qu'il ne peut pas tout avoir. Mais aussi qu'il doit assumer les conséquences de son vote. Qu'à voter constamment pour les mêmes finit inéluctablement par engendrer la dissatisfaction tandis que l'alternance libère les énergies et l'efficacité. La politique est justement l'exercice de cet art du possible. Ce serait par conséquent un comble que de venir affaiblir les protections dont on a doté la démocratie représentative en laissant s'infiltrer, sous prétexte de favoriser la "démocratie participative" ou le "vote citoyen", le ferment de la discorde, de la désunion ou de la paralysie politique. L'incapacité à se mettre d'accord nous a déjà fait vivre une expérience de 510 jours d'affaires courantes. Sur quoi déboucherait alors une "démocratie participative" avec un mouvement comme celui des gilets jaunes? Ne jouons pas les apprentis-sorciers.

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