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Les gilets jaunes et les «prophètes du mensonge»

Les sociologues Léo Löwenthal et Norbert Guterman se sont penchés en leur temps sur les «agitateurs fascistes» qui proliférèrent dans l’Amérique des années 30. Dans un livre qui vient d’être réédité, leur constat troublant fait écho aux violences qui secouent l’Hexagone.

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Chroniqueur Temps de lecture: 4 min

D’abord une citation. Et une devinette : cela a été écrit où et quand ?

« Le malaise dont l’agitation se nourrit et dont les individus font l’expérience effective est ancré dans la réalité sociale : sentiment d’impuissance, d’isolement, de dépossession qui entretiennent les vécus d’exclusion face aux apports de la “bonne vie”, de désenchantement de la politique. Ce malaise reflète les tensions auxquelles les profondes transformations de la structure économique et sociale soumettent l’individu : le remplacement des petits producteurs indépendants par de gigantesques industries bureaucratiques, le déclin de la famille patriarcale, la désagrégation des liens interpersonnels dans un monde de plus en plus mécanisé, le cloisonnement et l’atomisation de la vie de groupe ou encore la substitution de la culture de masse aux modèles traditionnels ».

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8 Commentaires

  • Posté par Léonard Francine, mardi 7 mai 2019, 11:21

    M. Khan nous bassine chaque semaine avec son obession des gilets jaunes. Comment le Soir peut-il donner la plume à quelqu'un qui considère qu'un viol ou une agression sexuelle n'est qu'un troussage de domestique ?

  • Posté par Saint Lager François, mardi 7 mai 2019, 18:27

    Tout à fait d'accord, et n'oublions pas que Monsieur Jean-François Kahn, grand donneur de leçons, a largement profité d'un logement 5 étoiles de la Ville de Paris et dans la mesure où il avait décidé d'arrêter le journalisme en France,je ne vois absolument pas l'intérêt de lui offrir une tribune dans un journal belge. En 1984, il créait un excellent journal, l'Evénement du jeudi, malheureusement pour lui il s'est perdu au cours du temps...

  • Posté par Nicolas Alaimo, mardi 7 mai 2019, 11:02

    C'est quand même très léger comme analyse..."les méchants gilets jaunes" qui seraient les descendants des fascistes et pas un mot sur le pouvoir qui réduit (législativement et par la répression violente) à peau de chagrin la liberté de manifester et de contester,... Pour reprendre l'image de la maladie de la peau, l'auteur reproche aux gilets jaunes de continuer de se gratter sans chercher à se soigner et ne dit rien du gouvernement qui décide de soigner ces démangeaisons par l'amputation...

  • Posté par Denis Jean-pierre, lundi 6 mai 2019, 16:51

    1er but à atteindre pour un vrai politique: gommer cette réalité qu'on nomme "travailleur pauvre". Cette réalité est inacceptable dans tous les sens du terme. Une formule qui rendrait les gens allergiques au travail, question de dignité!

  • Posté par Denis Jean-pierre, lundi 6 mai 2019, 16:46

    Et, de la même façon, le politicien s'attaque aux conséquences et non aux causes: un ultra-libéralisme déjanté, une mondialisation ubuesque, une logique de surconsommation, un désir de profit immédiat, une course à l'échalote...Petite question: ce système, basé notamment sur l'austérité pour pouvoir rembourser la "dette", a été mis en place fin des années 70 (période Thatcher, Reagan), on n'a tjs pas atteint le but!!! Never change a winning team mais qu'en est-il d'un "losing team" (gagnant pour certains)? Et comment changer les "structures objectives" (l'ossature) sans faire tomber le monstre engendré par cette société de consommation. La croissance est l'ennemie de la planète, non?

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