Une simple pression du doigt, Niko fait le reste

Le touchswitch de Niko inondera le marché belge à partir de septembre. Il permettra de commander plusieurs postes comme le chauffage, la lumière, la musique et bien d’autres encore.
Le touchswitch de Niko inondera le marché belge à partir de septembre. Il permettra de commander plusieurs postes comme le chauffage, la lumière, la musique et bien d’autres encore. - D.R.

Nous possédons tous dans nos intérieurs des éléments ou matériaux dont on ignore la marque ou la provenance. Les interrupteurs et prises de courant Niko font partie de ceux-là.

Créée en 1919, cinq mois après la fin de la Première Guerre mondiale par les frères Werner et Alfons De Backer, l’entreprise basée à Saint-Nicolas dans le pays de Waes fait partie des fleurons de l’industrie belge. Et si elle fête aujourd’hui un siècle d’existence (ce qui lui a valu la visite récente du roi Philippe) et pourrait accuser le poids des ans, il n’en est rien puisqu’elle reste à la pointe. Depuis sa naissance, Niko (dont le nom vient de sa ville d’accueil qui s’appelait jadis Sint-Nikolaas) en a produit plus de… 500 millions. Au sein de l’entreprise, on est d’ailleurs fiers de dire que mis bout à bout, ils représenteraient presque la circonférence de la terre.

Niko a installé son matériel dans plus de 5 millions de bâtiments en Belgique, la majorité dans le résidentiel puisque ce secteur représente 70 % de son chiffre d’affaires évalué à 176 millions d’euros en 2018. Cinq mille produits différents sortent de l’usine où travaillent quelque 300 collaborateurs, la plupart provenant de la région de Saint-Nicolas. « N’importe quel électricien aura forcément nos produits dans sa camionnette », sourit Paul Matthijs, CEO de Niko depuis 2017, le premier à ne pas être issu de la famille De Backer. « Si vous ne demandez rien, par défaut il vous installera nos interrupteurs et nos prises. »

Il est loin le temps des premiers interrupteurs réalisés en porcelaine et bakélite. C’était l’époque où les ouvriers de Niko fabriquaient eux-mêmes les chaînes pour faire fonctionner leurs machines. Il fallut attendre le milieu des années 50 pour voir les boutons-poussoirs remplacer les interrupteurs à bascule, et les années 70 pour voir placés dans nos intérieurs les premiers interrupteurs de luxe, dont la renommée fit le tour de l’Europe. Ils étaient fabriqués en plastique, en métal et… en cuir.

Aujourd’hui, les interrupteurs et prises de courant restent le « must » de Niko. Mais l’entreprise s’est mise depuis longtemps au goût du jour, celui qui voit la domotique abandonner chaque jour un peu plus son statut de gadget pour s’imposer comme un incontournable dans la maison du futur et grignoter des parts de marché colossales. « Parmi nos 5.000 produits, nous avons désormais des capteurs, des contrôles d’accès, des commandes d’éclairage et d’automatisation domestique », fait noter Paul Matthijs. « Ces dix dernières années, Niko a investi 100 millions d’euros dans des techniques de production de pointe. Avec l’essor de l’intelligence artificielle qui rendra nos maisons encore plus intuitives, nous continuerons d’investir 10 millions d’euros par an dans la modernisation de l’usine. »

En 2011, la firme waeslandienne a lancé sur le marché le Niko Home Control, un dispositif de la taille d’un interrupteur qui a succédé au Nikobus lancé en 1997 et qui était la première génération d’automatisation domestique. Mais le produit du futur s’appellera bientôt (le lancement est prévu en septembre) le « Touchswitch », un panneau de commande révolutionnaire et personnalisable à partir duquel il sera possible de commander la musique, la fermeture des fenêtres, l’air conditionné, l’éclairage et, bien sûr, le thermostat du chauffage. Fait important qui devrait également lui garantir le succès en rénovation : il ne nécessite aucun câblage particulier, ni saignée dans les murs. « Nous continuerons à suivre naturellement les plus récentes évolutions du marché en commercialisant, par exemple, les haut-parleurs intelligents d’Amazon et de Google, mariés par commande vocale au dispositif Niko Home Control », conclut le patron. « Croyez-moi, le meilleur est encore à venir… »

 
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