Procès de l’assassinat de Valentin Vermeesch: «Il était très gentil», raconte Loïck Masson, un des accusés

Loïck Masson ©Belga
Loïck Masson ©Belga

Né en France avant un déménagement de la famille en Belgique, Loïck Masson, 23 ans, est un passionné de mécanique, de moto et de tuning, ressort-il de son interrogatoire, mardi, par la présidente de la cour d’assises de Liège. Atteint d’un cancer des ganglions à l’âge de 18 ans, l’accusé est aujourd’hui en rémission.

Quand la famille Masson est rentrée en Belgique, une dizaine de déménagements se sont enchaînés. Racontant son enfance, Loïck a évoqué des coups de martinet donnés par son père et une « maman un peu trop poupoule » avec laquelle il entretenait une bonne relation, tout comme avec ses frères et sœurs. Son parcours scolaire a été semé d’embûches. « Je n’arrivais pas à suivre », raconte-t-il. Le jeune homme se dit aussi traumatisé par des moqueries subies en secondaire. « On disait : regardez le petit avec ses boutons, qu’il aille se pendre, il est moche, file-moi ton déjeuner… »

La présidente est aussi revenue sur sa maladie, diagnostiquée à l’âge de 18 ans. « Je ne voulais pas mourir », a-t-il déclaré. « Votre maman a dit de vous : avec cette maladie, il sait d’autant plus la valeur de la vie », lui a-t-elle fait remarquer. « Oui, j’ai vu (la mort) de près. »

Loïck s’invente une vie

Après son cancer, Loïck Masson, fort affaibli, s’invente une vie pour se sentir mieux. « Je me suis mis en photo sur Facebook malade et là, des soi-disant amis me traitaient de tas d’os, M. Propre. J’ai effacé mes photos et je me suis dit : moi aussi, je peux être comme tout le monde. »

Jusqu’à la rencontre avec sa future compagne, Lisa-Marie M. (renvoyée devant le tribunal correctionnel dans cette affaire pour non-assistance à personne en danger). « Elle a changé ma vie », a raconté Loïck. Le couple a vécu chez lui, dans son appartement de Statte.

C’est dans ce cadre que l’accusé rencontre sa voisine, Belinda Donnay, également renvoyée devant les assises pour ces faits. Le jeune homme a alors commencé à faire de la moto avec le compagnon de celle-ci, Alexandre Hart. « Parfois, il me déguisait en costume de Minion ou en soldat et il me faisait me rendre ridicule comme ça. Il disait : allez, mets-le, on va bien s’amuser », a expliqué l’accusé. « Moi je n’avais pas envie mais je le faisais quand même. »

« Il était très gentil »

Il en a ensuite voulu à Alexandre après un accident de moto, qu’il impute à son ami, qui faisait « des zigzags ». « Ma moto était bousillée, je lui en voulais parce que ce n’était pas lui qui payait les pièces, c’était moi. »

Selon lui, Valentin Vermeesch était « normal ». Le jour des faits, il raconte que la victime était venue le voir tandis qu’il travaillait sur sa moto. Valentin souhaitait des nouvelles d’un habitant du dernier étage qui avait eu un accident. « Il était très gentil. »

 
 
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